COMMERCE ET TERRITOIRES


LE SITE SUR LA VILLE ET LE COMMERCE DE PASCAL MADRY

 

Lexique

 


Un lexique qui reprend quelques-uns des termes définis dans le dictionnaire pratique du commerce.

En vente dans toutes les bonnes librairies !


Ce dictionnaire présente les notions essentielles du commerce de détail. Son originalité repose sur son approche interdisciplinaire. Loin de se limiter aux seuls champs de la mercatique et de la vente, il aborde également les notions économiques, juridiques, financières, fiscales, sociales et enfin urbanistiques, qui touchent à ce secteur d'activité.

Conçu comme un outil pratique, ce dictionnaire offre 1900 définitions, illustrées d'exemples et de chiffres clés.

En fin d'ouvrage, un index présente la liste des sigles et des termes anglo-saxons. Une webographie complète l'ensemble.

Ce dictionnaire pratique du commerce s'adresse aux étudiants comme aux professionnels. Il intéressera en particulier les économistes, les urbanistes ou les journalistes et, bien sûr, les commerçants et distributeurs.


ACCESSIBILITÉ

Ensemble des possibilités de déplacement offertes pour se rendre d’un lieu à un autre.

L’accessibilité d’un point de vente dépend notamment :

- de sa localisation (ex. : en centre ville marchand, en périphérie) ;

- de l’offre en infrastructures de transport (ex. : réseau routier, offre de stationnement, réseau ferré, réseau de bus, cheminements piétons, pistes cyclables) et de ses conditions d’usage (ex. : coût, encombrement, agrément).

L’accessibilité constitue un des facteurs de commercialité d’un emplacement marchand.

ACHALANDÉ (MAGASIN)

Magasin qui attire beaucoup de clients.

Par abus de langage : magasin offrant un large assortiment de produits.

ACHALANDEUR

Syn. : employé de la relation client.

Employé chargé, dans un magasin, de la relation commerciale avec la clientèle.

ACHAT

ΠACHAT

Acquisition d’un bien en échange de monnaie.

 ACHAT

En comptabilité, dans une nomenclature comptable, compte de charges d’une entreprise.

ACHAT COMPULSIF

Achat irrépressible et répété ne répondant à aucun besoin de consommation. L’achat compulsif peut entraîner une personne dans de graves difficultés financières (ex. : surendettement) et psychologiques.

ACHAT CORVÉE

Achat perçu comme contraignant et déplaisant. Par opposition à achat plaisir.

ACHAT COURANT

Syn : achat automatique, achat de commodité, achat de renouvellement, achat réflexe, achat routinier.

Achat régulier et faiblement impliquant, visant à satisfaire un besoin de consommation récurrent. Ex. : achat d’un journal.

ACHAT DE PRÉCAUTION

Achat anticipé d’un bien, réalisé en prévision d’une éventuelle détérioration de ses conditions de vente (ex. : augmentation de son prix ou rupture de stock).

ACHAT DE PROXIMITÉ

Petit achat courant réalisé par un client, au voisinage (à 500 m à pied ou à 1.000 m en voiture) ou sur le trajet de ses lieux de vie (ex. : domicile, travail, loisir).

ACHAT DURABLE

Achat de biens durables (ex. : automobile, produits d’électrodomestique).

ACHAT GROUPÉ

Achat en nombre, réalisé par un commerçant auprès d’un fournisseur, en vue de bénéficier d’avantages financiers (ex. : remise de prix, délais de paiement).

ACHAT IMPULSIF

Syn. : achat d’impulsion, achat imprévu, achat irréfléchi, achat spontané.

Achat non prémédité (« jamais sur la liste, toujours dans le caddie » selon un adage de la distribution), répondant à un besoin de consommation immédiat apparu au contact de l’offre.

Ex. : achat de confiseries disposées à l’entrée d’une caisse de supermarché, achat d’accessoires de mode, placés à l’arrière du comptoir de caisse d’une boutique de prêt-à-porter.

ACHAT PLAISIR

Achat procurant au consommateur une intense satisfaction, tant lors de la recherche du produit que lors de son acquisition. Par opposition à achat corvée.

ACHAT RÉCRÉATIF

Ang. : fun shopping.

Achat dont la réalisation est associée à un divertissement.

ACHAT RÉFLÉCHI

Syn. : achat de comparaison, achat impliquant, achat planifié, achat programmé, achat prémédité, achat raisonné.

Achat réalisé après un temps de recherche d’information et d’évaluation de différentes offres répondant à un même besoin de consommation. Ex. : achat de biens durables ou de biens semi-durables.

ACHETEUR EN LIGNE

Syn. : consonaute, cyberacheteur.

Personne qui réalise des achats sur Internet.

ACTIVITÉ

Processus visant à la production d’un bien ou à la fourniture d’un service.

On décompose l’activité d’une entreprise en :

- activité principale : activité contribuant à la part la plus élevée de sa valeur ajoutée ou de son chiffre d’affaires (ex. : la vente de chaussures, pour un chausseur) ;

- activités secondaires : activités contribuant de manière complémentaire à sa valeur ajoutée ou à son chiffre d’affaires (ex. : la vente de cirage, pour un chausseur) ;

- activités auxiliaires :  activités servant de support aux activités principales et secondaires (ex. : la comptabilité).

Lors de sa création, toute entreprise et chacun de ses établissements reçoit un code d’identification défini à partir d’une nomenclature d’activité officielle.

ACTIVITÉ COMMERCIALE

Œ ACTIVITÉ COMMERCIALE

Au sens économique, activité de commerce.

 ACTIVITÉ COMMERCIALE

Au sens juridique, activité consistant en la réalisation d’actes de commerce.

AFFICHAGE

Œ AFFICHAGE LÉGAL

Obligation légale d’information qui s’impose aux commerçants, dans ou à l’extérieur de leur magasin.

Les commerçants ont en particulier l’obligation légale d’afficher de manière visible et lisible le prix toutes taxes comprises de tout produit exposé à la vue du public.

 AFFICHAGE PUBLICITAIRE

Forme de média de masse utilisé pour la diffusion de messages publicitaires, sous forme visuelle.

On distingue :

- l’affichage fixe (ex. : affichage sur panneau, totem ou mobilier urbain) de l’affichage mobile (ex. : affichage sur camion publicitaire ou par pelliculage de véhicules) ;

- l’affichage intérieur (ex. : affichette stop rayon) de l’affichage extérieur (ex. : enseigne, affiche stop trottoir) d’un magasin.

Un affichage longue conservation (syn. : affichage permanent) désigne un affichage publicitaire d’une durée supérieure à un an.

AFFILIATION

ΠAFFILIATION

Forme de commerce associé. Contrat par lequel une entreprise de commerce de détail s’engage à s’approvisionner auprès d’une entreprise de distribution (ex. : une centrale d’achat) et à en appliquer la politique commerciale.

 AFFILIATION

Contrat par lequel un commerce électronique s’engage à promouvoir sur son site marchand l’offre d’un autre commerce électronique (par exemple, par des bannières publicitaires), en contrepartie d’une commission.

ALIMENTAIRE (COMMERCE)

Sous-secteur d’activité du commerce de détail regroupant l’ensemble des entreprises qui commercialisent des produits alimentaires. La restauration est exclue.

On distingue, parmi les canaux de distribution des produits alimentaires :

- le commerce de détail en magasin non spécialisé, à prédominance alimentaire (ex. : épicerie, supérette, supermarché et hypermarché) ;

- le commerce de détail en magasin non spécialisé, sans prédominance alimentaire (ex. : grand magasin développant un rayon d’épicerie) ;

- l’artisanat commercial (ex. : boucherie, boulangerie, charcuterie) ;

- le commerce de détail alimentaire en magasin spécialisé (ex. : caviste) ;

- les autres canaux de distribution (ex. : commerce de vente à distance ou de vente ambulante de produits alimentaires).

ALIMENTATION GÉNÉRALE

Syn. : épicerie.

Magasin de détail non spécialisé, offrant un assortiment limité de produits (de 3.000 à 4.000 références) à prédominance alimentaire, en vente en libre-service et en vente en libre-service assisté, sur une surface de vente inférieure à 120 m2.

ALLÉE (DE MAGASIN)

Voie de circulation desservant les rayons d’un magasin.

On distingue :

- l’allée pénétrante : allée développée dans le prolongement de l’entrée du magasin ;

- l’allée centrale : allée traversant le magasin dans sa longueur (l’allée centrale se confond parfois avec l’allée pénétrante) ;

- les allées secondaires : allées adjacentes à l’allée pénétrante et à l’allée centrale ;

- l’allée périmètre : allée suivant le contour des murs du magasin.

ALLOTISSEMENT

Opération de distribution consistant à fractionner des lots de marchandises en fonction de commandes de clients.

AMBIANCE COMMERCIALE

Atmosphère physique et morale d’un lieu marchand. L’ambiance d’un magasin dépend notamment de son éclairage, de ses matériaux de construction et de décoration (nature, couleur, texture, propreté), de sa température, de ses odeurs, de son acoustique, de sa politique d’accueil et d’animation.

AMÉNAGEMENT URBAIN

Travaux réalisés à l’initiative des pouvoirs publics, visant à l’amélioration des conditions d’usage, de sécurité et d’agrément des espaces publics. Ex. : piétonisation, création de places de stationnement, installation de mobilier urbain.

La qualité des aménagements urbains constitue un des facteurs de commercialité d’un emplacement marchand.

AMÉNAGEUR

Opérateur chargée d’acquérir et d’équiper des terrains pour les préparer à recevoir des constructions (ex. : logements, commerces).

On distingue les aménageurs :

- publics (ex. : une commune) ;

- privés (ex. : un promoteur immobilier) ;

- publics/privés, dits mixtes (ex. en France : une Société d’économie mixte – acr. : SEM).

Certains aménageurs sont spécialisés dans des opérations d’immobilier commercial.

ANIMATION COMMERCIALE

Ensemble de réjouissances organisées à l’initiative d’un ou de plusieurs commerçants, visant à promouvoir la notoriété et les ventes d’un lieu marchand. Une animation commerciale peut se rapporter à un anniversaire (ex. : les 10 ans d’un magasin), un événement culturel ou sportif, une fête traditionnelle (ex. : fête des mères, Halloween, Saint-Valentin, fête nationale), religieuse (ex. : Noël, Ramadan) ou folklorique (ex. : carnaval).

Ex. : atelier de maquillage, braderie, clown, décorations de Noël, défilé de mode, concours, mois du blanc, orchestre, quinzaine commerciale, studio photo mobile, tombola, vente éclair.

ANTIQUAIRE

Commerçant dont l’activité principale consiste à vendre ou à échanger des objets d’art et de décoration anciens.

APPAREIL COMMERCIAL

Syn. : armature commerciale.

Ensemble des points de vente présents sur un territoire, décrits globalement à travers leurs caractéristiques propres (ex. : nombre, date d’ouverture, secteurs d’activité, formats de vente, performances) et leur organisation spatiale (ex. : nombre d’ensembles commerciaux, taille et localisation des pôles commerciaux).

APPROVISIONNEMENT

Syn. : fonction approvisionnement.

Sous-ensemble de la fonction achat d’une entreprise commerciale, regroupant les opérations liées la sélection de fournisseurs, au référencement de leurs produits et à la définition, la passation et la réception de commandes aux meilleures conditions en termes de prix, de quantité, de qualité, de délais, de sécurité et de services logistiques.

ARTICLE

Plus petite unité de produit vendue dans un magasin.

ARTISAN

Personne physique qui exerce un métier.

ARTISANAT

ΠARTISANAT

Activité de production, de transformation ou de réparation, dont l’exercice nécessite la maîtrise d’un métier.

 ARTISANAT

Secteur d’activité regroupant l’ensemble des entreprises artisanales.

ARTISANAT COMMERCIAL

En France, ensemble des entreprises artisanales exerçant une activité de charcuterie, de boulangerie, de boulangerie-pâtisserie, de pâtisserie et de cuisson de produits de boulangerie. 

ASSOCIATION DE COMMERCANTS

Forme d’organisation de commerçants appartenant à un même ensemble commercial, visant à promouvoir leur activité.

Les associations de commerçants peuvent assurer la gestion unifiée d’un ensemble commercial, ou encore, participer auprès des pouvoirs publics à la définition et à la mise en œuvre de politiques d’aide au commerce (ex. en France : Fonds d'intervention pour les services, l'artisanat et le commerce – acr. : FISAC) ou d’aménagement urbain (ex. : piétonisation).

Plus fréquemment, elles initient des actions d’animation commerciale (ex. : brocante, jeux concours, quinzaine commerciale, illumination de Noël), de communication (ex. : journal, site Internet), de promotion des ventes (ex. : chèques cadeaux, cartes de fidélité) et développent divers services annexes à la vente offerts à la clientèle (ex. : distribution de titres de stationnement gratuit, livraison à domicile).

ASSOCIATION DE CONSOMMATEURS

Forme d’organisation visant à défendre les droits du consommateur au travers d’actions d’information (ex. : informations sur les produits et les services, leurs conditions de vente) et de protection (ex. : défense contre les pratiques commerciales abusives, garantie de conformité et de sécurité des produits et services).

En France, l’Union fédérale des consommateurs (sig. : UFC) représente la principale fédération d’associations de consommateurs.

ASSORTIMENT

Ensemble des produits offerts à la vente par un commerce.

Un assortiment se caractérise par ses dimensions :

- la longueur ou la taille (nombre total de références offertes) ;

- la largeur ou l’ampleur (nombre de lignes de produits développées) ;

- la profondeur (nombre de références développées dans chaque ligne de produits) ;

- la hauteur (niveau de prix et de qualité des produits - bas de gamme, moyen de gamme, moyen-haut de gamme, haut de gamme, luxe).

Un assortiment se décompose également en sous-ensembles :

- ligne ou catégorie de produits (ex. : les fromages) ;

- famille de produits (ex. : les fromages à pâte cuite) ;

- référence de produits (ex. : tel type de fromage à pâte cuite) ;

- article (ex. : telle unité de fromage à pâte cuite).

ATTRACTION (COMMERCIALE)

Pouvoir d’un lieu marchand de faire venir à lui des clients. Selon un adage des commerçants, la commercialité d’un commerce dépend de trois facteurs : « premièrement : son emplacement ; deuxièmement : son emplacement ; troisièmement : son emplacement ».

En outre, l’attraction d’un commerce dépend également de son positionnement de marché et de son environnement concurrentiel.

ATTRACTIVITÉ (COMMERCIALE)

Potentiel d’attraction commerciale d’un lieu marchand.

AXE MARCHAND

Rue marchande ou mail commercial.

On hiérarchise les axes marchands d’un ensemble commercial selon leur niveau relatif de commercialité :

- axes n°1 : axes marchands bénéficiant d’une très bonne commercialité ;

- axes n°1 bis : axes marchands bénéficiant d’une bonne commercialité (les axes n° 1bis sont généralement situés dans le prolongement des axes n°1) ;

- axes n°2 : axes marchands bénéficiant d’une commercialité moyenne ;

- axes n°2 bis : axes marchands bénéficiant d’une faible commercialité.

BAIL

Syn. : contrat de location.

Contrat par lequel une personne – le bailleur (syn. : locateur) – cède à une autre – le preneur (syn. : locataire) – la jouissance d’un bien mobilier ou un bien immobilier, pendant une période déterminée, moyennant le paiement d’un prix : le loyer.

BAIL AMÉRICAIN

Syn. : bail à l’américaine.

En France, bail commercial sans droit au bail.

BAIL COMMERCIAL

Contrat par lequel un bailleur cède la jouissance d’un local à un commerçant, ou à un artisan, pour y exploiter une activité de commerce de détail.

En Belgique, les baux commerciaux sont régis par la loi du 30 avril 1951 du code civil. Un bail commercial est conclu pour une durée minimale de 9 ans, renouvelable jusqu’à trois fois par le preneur. Le bailleur qui refuse le renouvellement doit payer au locataire évincé une indemnité. En outre, le preneur d’un bail dispose du droit de résilier son contrat tous les trois ans. Le prix d’un bail commercial ne peut être modifié à la demande du bailleur ou du preneur, que lors de révisions triennales, sous condition d’évolution significative des facteurs de commercialité du local commercial loué.

Les baux commerciaux sont également réglementés en France. Leur régime, fixé par le décret du 30 septembre 1953 du code de commerce (abr. : « décret de 53 »), est comparable à celui de la Belgique, à la différence que le preneur dispose d’un droit au renouvellement indéfini de son bail.

Au Canada, le contenu d’un bail commercial (ex. : durée, modification de loyer, conditions de renouvellement) est librement défini par les parties. La plupart des baux commerciaux sont définis pour une durée de trois, cinq ou dix ans, avec ou sans option de renouvellement.

BAIL DE CENTRE COMMERCIAL

Forme de bail commercial dérogatoire pratiqué dans les galeries marchandes de centres commerciaux, conclu pour une durée moyenne de 12 ans, avec un loyer déplafonné.

Le preneur d’un bail de centre commercial est généralement soumis à plusieurs obligations particulières :

- exercice d’une activité conforme à la destination définie (clause d’indivisibilité) et éventuellement sous l’enseigne convenue dans le bail (clause enseigne) ;

- agrément préalable du bailleur au projet d’aménagement du local loué ;

- interdiction d’ouvrir un autre point de vente comparable dans un rayon proche (clause de non concurrence) ;

- adhésion à l’organisme regroupant les commerçants (association de commerçants ou groupement d’intérêt économique) chargé de la promotion du centre commercial ;

- respect d’une discipline commune en matière d’horaires d’ouverture ;

- déclaration au bailleur des chiffres d’affaires réalisés dans le local loué ;

- information préalable du bailleur en cas de cession du fonds de commerce (clause d’agrément) ;

- droit de préemption du bailleur en cas de cession du fonds de commerce (clause de préemption).

BAIL COMMERCIAL DÉROGATOIRE

Forme de bail commercial dont les dispositions sortent du champ d’application de la réglementation des baux commerciaux classiques.

Ex. : bail de courte durée, bail saisonnier, convention d’occupation précaire.

BAIL EXCLUSIF

Bail commercial autorisant l’exploitation d’un seul type activité. Par distinction avec le bail tout commerce.

BAILLEUR

Personne cédant la jouissance d’un bien mobilier ou d’un bien immobilier dans le cadre d’un contrat de bail. Par distinction avec le preneur.

BAIL MIXTE

Bail portant sur des locaux à usage à la fois d’habitation et de commerce.

BAIL SAISONNIER

Forme de bail commercial dérogatoire, conclu pour une durée limitée à quelques mois, sans droit au renouvellement du bail pour le preneur.

Le bail saisonnier est couramment pratiqué dans les zones touristiques (ex. : stations balnéaires ou de sports d’hiver).

BAIL TOUT COMMERCE

Bail commercial autorisant l’exploitation de tout type d’activité. Par distinction avec le bail exclusif. Le preneur d’un bail commercial est libre de changer d’activité sans en demander l’autorisation à son bailleur. Un bail « tout commerce » peut néanmoins comporter des clauses restrictives.

BAIL « 3/6/9 »

Expression désignant un bail commercial d’une durée de 9 ans, dont le loyer est révisable tous les trois ans.

BESOIN

ΠBESOIN

Nécessité physiologique, psychologique ou sociale, éveillant un désir chez l’individu. Ex. : un besoin de se divertir éveille le désir de voir un film.

La mercatique peut influencer les désirs du consommateur mais pas ses besoins.

 BESOIN

En comptabilité, ensemble des dépenses nécessaires au fonctionnement d’une entreprise.

Ž BESOIN

Technique d’entretien de vente reposant sur le choix d’un argumentaire de vente adapté à la principale motivation d’achat du client. La méthode BESOIN retient six principales motivations du client : Bien-être, Estime, Sécurité, Orgueil, Intérêt, Nouveauté.

BIEN

ΠBIEN

Au sens juridique, objet sur lequel porte un droit de propriété.

 BIEN

Au sens économique large : objet matériel (produit) ou immatériel (service) issu d’un processus de production et doté d’une valeur économique.

Au sens économique étroit : produit tangible, par opposition à service.

BIEN ANOMAL

Bien d’achat peu fréquent et fortement impliquant. Ex. : meuble, bijou, voiture.

BIEN BANAL

Syn. : produit de consommation courante.

Bien d’achat courant et faiblement impliquant. Ex. : eau minérale, sel, farine.

BIEN COMPLÉMENTAIRE

Bien dont l’usage est lié à celui d’un autre. Ex. : les ampoules et les lampes. Par distinction avec bien de substitution.

BIEN DE CONSOMMATION

Bien destiné à satisfaire un besoin de consommation. Par distinction avec bien de production.

La typologie établie en 1923 par l’économiste américain Melvin T. Copeland distingue trois principaux types de biens de consommation :

- les biens de consommation courante (ang : convenience goods), biens que le consommateur se procure couramment, rapidement et sans effort (ex. : un journal) ;

- les biens de comparaison (ang. : shopping goods), biens que le consommateur se procure après un temps de recherche d’informations et d’évaluation de différentes offres (ex. : un vêtement) ;

- les biens de conviction (ang. : specialty goods), biens que le consommateur accepte de se procurer avec effort, en raison des caractéristiques spécifiques qu’il lui attribue (ex. : un grand vin).

BIEN D’OCCASION

Syn. : bien de seconde main.

Bien usagé ou non, offert une nouvelle fois à la vente au client final. Par distinction avec bien neuf.

BIEN DURABLE

Bien dont l’utilisation peut être prolongée et répétée. Ex. : une machine. Par opposition à bien non durable.

BIEN IMMATÉRIEL

Syn. : bien incorporel, bien intangible.

Bien n’ayant pas d’existence matérielle. Ex. : un service de location de véhicule. Par opposition à bien matériel.

BIEN IMMEUBLE

Bien qui ne peut pas être déplacé. Ex. : un terrain. Par opposition à bien meuble.

BIEN IMMOBILIER

Ensemble de biens immeubles (ex. : terrains, bureaux, commerces, logements, entrepôts, hôtels, locaux industriels) et des droits de propriété qui leurs sont attachés (ex. : fonds de commerce, actions ou parts sociales de société immobilière).

BIEN INFÉRIEUR

Bien dont la demande de consommation diminue lorsque le revenu du consommateur augmente. Par opposition à bien supérieur.

BIEN MATÉRIEL

Syn. : Bien corporel, bien tangible.

Bien ayant une existence matérielle. Ex. : un repas. Par opposition à bien immatériel.

BIEN MEUBLE

Bien qui peut être déplacé. Ex. : une table. Par opposition à bien immeuble.

BIEN NEUF

Bien offert à la vente pour la première fois au client final. Par distinction avec bien d’occasion.

BIEN NON DURABLE

Syn. : bien périssable, bien consomptible, bien fongible.

Bien dont le nombre ou la durée d’utilisation est limité. Ex : un rasoir jetable. Par opposition à bien durable.

BIEN SEMI-DURABLE

Bien dont l’utilisation peut être répétée pendant une période limitée. Ex. : un vêtement.

BIEN SUBSTITUABLE

Syn. : bien de substitution.

Bien dont l’usage et l’utilité sont comparables à un autre. Par distinction avec bien complémentaire.

BIEN SUPÉRIEUR

Bien dont la demande de consommation augmente avec le revenu du consommateur. Par opposition à bien inférieur.

BOÎTE

Terme péjoratif utilisé pour désigner un magasin de grande ou moyenne surface, présentant une forme parallélépipédique dépouillée.

BOUTIQUE

Local commercial d’une surface de vente inférieure à 300 m2.

CANAL CONTRACTUEL

Canal de distribution où les fonctions de commerce de gros et de commerce de détail sont assurées par des entreprises juridiquement indépendantes, liées par un contrat de distribution (ex. : chaîne volontaire, concession, franchise, groupement de détaillants). Par distinction avec canal intégré.

CANAL DE DISTRIBUTION

Succession d’entreprises de commerce de gros et d’entreprises de commerce de détail assurant la distribution d’un produit sur un marché.

Un canal de distribution se caractérise par sa longueur, c’est-à-dire, par le nombre d’entreprises de commerce occupant un rang intermédiaire entre le producteur et le consommateur.

Par convention, on distingue :

- le canal ultracourt, qui ne comprend aucun intermédiaire (cas particulier de la vente directe du producteur au consommateur) ;

- le canal court, qui comporte entre un et quatre intermédiaires ;

- le canal long, qui comporte entre quatre et dix intermédiaires ;

- le canal ultra-long, qui comporte plus de dix intermédiaires.

Un canal de distribution se caractérise également par sa largeur, c’est-à-dire, par le nombre d’unités commerciales exploitées à son débouché.

Un canal de distribution se caractérise enfin par le degré d’intégration de ses fonctions de commerce de gros et de commerce de détail. On distingue ainsi le canal contractuel du canal intégré.

CANAL INTÉGRÉ

Canal de distribution où les fonctions de commerce de gros et de commerce de détail sont assurées par une seule et même entreprise (ex. : chaîne succursaliste, coopérative de détaillants, entreprise de vente par correspondance, grande entreprise de grande surface). Par distinction avec canal contractuel.

CANNIBALISATION

Stratégie de pénétration de marché consistant, pour une entreprise commerciale, à accaparer la clientèle de ses concurrents.

CENTRALE D’ACHAT

Syn. : groupement d’achat.

Intermédiaire de commerce dont l’activité principale consiste à négocier et à conclure des contrats d’achats groupés pour le compte de ses adhérents (ex. : commerçants affiliés), en contrepartie de la perception d’une commission. Une centrale d’achat peut offrir divers services complémentaires à ses adhérents (ex. : conseil en gestion, communication, formation).

CENTRALE DE RÉFÉRENCEMENT

Intermédiaire de commerce dont l’activité principale consiste à sélectionner des fournisseurs et à négocier des contrats d’achats pour le compte de ses adhérents (ex. : commerçants affiliés), en contrepartie de la perception d’une commission. Une centrale de référencement ne conclue pas de contrats d’achat – ils restent du ressort de ses adhérents – contrairement à une centrale d’achat. Une centrale de référencement peut offrir divers services complémentaires à ses adhérents (ex. : conseil en gestion, communication, formation).

CENTRALITÉ MARCHANDE

Disposition d’un ensemble commercial à générer des effets de polarisation sur un territoire.

CENTRE COMMERCIAL

Sig. : CC.

Ang. : shopping center.

Forme d’ensemble commercial. Groupe de magasins de détail conçus, construits, possédés et gérés comme une entité, disposant généralement d’un parc de stationnement hors voirie.

Le premier centre commercial – Roland Park – a ouvert en 1896, aux Etats-Unis, dans la ville de Baltimore (Etat du Maryland).

CENTRE COMMERCIAL DE CENTRE VILLE

Centre commercial situé dans le centre d’une ville. Le premier centre commercial de centre ville - Midtown Plaza – a ouvert en 1962, aux Etats-Unis, dans la ville de Rochester (Etat de New-York).

CENTRE COMMERCIAL DE GRANDES SURFACES

Centre commercial composé exclusivement des magasins de grandes ou moyennes surfaces. Les centres commerciaux de grandes surfaces sont développés principalement en Amérique du Nord.

CENTRE COMMERCIAL DE LOISIRS

Ang. : retail entertainment center.

Centre commercial dont la locomotive est un établissement commercial offrant des produits ou des services liés à la culture et aux loisirs (ex. : grande surface de sport, grande surface de bricolage, grande librairie, cinéma).

CENTRE COMMERCIAL DE MAGASINS DE SOLDES

Centre commercial composé de magasins de déstockage.

CENTRE COMMERCIAL DE PÉRICENTRE

Centre commercial situé entre le centre et la périphérie d’une ville.

CENTRE COMMERCIAL DE PÉRIPHÉRIE

Centre commercial situé à la périphérie d’une ville.

Le premier centre commercial de périphérie - Country Club Plaza – a ouvert en 1922, aux Etats-Unis, dans la périphérie de la ville Kansas (Etat du Missouri).

CENTRE COMMERCIAL DE PROXIMITÉ

Syn. : centre commercial de quartier.

Centre commercial comprenant entre 5 et 20 commerces de proximité (entre 5 et 15 magasins au Canada).

CENTRE COMMERCIAL FERMÉ

Syn. : centre commercial clos.

Centre commercial dont les magasins ouvrent sur un mail intérieur couvert. Par distinction avec centre commercial ouvert.

CENTRE COMMERCIAL INTERCOMMUNAL

Centre commercial comprenant entre 20 et 80 magasins (entre 15 et 30 magasins au Canada).

On distingue les Petits centres commerciaux intercommunaux (sig. : PCC), qui comprennent entre 20 et 40 magasins, des Grands centres commerciaux intercommunaux (sig. : GCC), qui comprennent entre 40 et 80 magasins.

CENTRE COMMERCIAL OUVERT

Centre commercial dont les magasins ouvrent sur un mail à ciel ouvert. Par distinction avec centre commercial fermé.

CENTRE COMMERCIAL RÉGIONAL

Sig. : CCR.

Centre commercial comprenant entre 80 et 200 magasins (entre 30 et 200 magasins au Canada).

Le premier CCR – Northgate shopping mall – a ouvert en 1950, aux Etats-Unis, dans la ville de Seattle (Etat de Washington). En France, le premier CCR – Cap 3000 – a ouvert en 1969, dans la ville de Saint-Laurent-du-Var, près de Nice.

CENTRE COMMERCIAL THÉMATIQUE

Syn. : centre commercial à thème.

Centre commercial composé de magasins offrant des produits appartenant à un même univers de consommation.

Ex. : centre commercial de loisirs, centre commercial d’équipement de la maison, centre de magasins d’usine, centre commercial de magasins de soldes.

CENTRE D’ACHAT RÉCRÉATIF

Ang. : fun shopping center.

Centre commercial composé en majorité d’établissements commerciaux fournissant des services de divertissement (ex. : aquarium géant, « bowling », casino, centre de loisirs, cinéma, club d’entraînement physique, jeu laser, jeu de « paintball », « karting », piscine, patinoire, piste de ski artificielle).

CENTRE DE MAGASINS D’USINE

Syn. : centre de marques, village de marques.

Ang. : factory outlet center.

Centre commercial composé exclusivement de magasins d’usine. Le premier centre de magasins d’usine a ouvert en 1974, aux Etats-Unis, dans la ville de Reading (État de Pennsylvanie).

CENTRE DISTRIBUTEUR

Expression due à Edouard Leclerc, fondateur de la chaîne de distribution alimentaire éponyme, désignant une grande surface alimentaire de vente en discompte.

CENTRE MARCHAND URBAIN

Forme d’ensemble commercial. Concentration non planifiée de magasins de détail situés en bordure de rues et de places appartenant généralement au domaine public.

On distingue quatre principales formes de centres marchands urbains :

- les centres villes marchands ;

- les centres marchands de quartier ;

- les centres marchands urbains thématiques ;

- les faubourgs marchands.

CENTRE MARCHAND DE QUARTIER

Centre marchand urbain composé en majorité de magasins de proximité.

CENTRE MARCHAND URBAIN THÉMATIQUE

Centre marchand urbain composé de magasins offrant des produits appartenant à un même univers de consommation. Ex. : quartier marchand des antiquaires.

CENTRE VILLE MARCHAND

Principal centre marchand urbain d’une agglomération urbaine.

CESSION

Syn. : aliénation.

Transfert de propriété d’un élément de patrimoine à titre gratuit (donation, legs) ou onéreux (vente). Ex. : cession de commerce.

CESSION BAIL

Forme de financement consistant, pour une personne, à acheter un bien à crédit, pour le céder immédiatement à son créancier, et le lui reprendre ensuite en crédit-bail.

CESSION DE BAIL

Transfert de propriété partiel (cas de la location-gérance) ou total (cas d’une vente de fonds de commerce) d’un bail commercial.

CHAÎNE DE DISTRIBUTION

Œ CHAÎNE DE DISTRIBUTION LOGISTIQUE

Syn. : chaîne d’approvisionnement.

Succession d’opérations de distribution assurant l’acheminement d’un produit depuis son lieu de production jusqu’à son lieu de consommation finale (ex. : transport, manutention, triage, allotissement, groupage, emballage, livraison, stockage, marchandisage, vente).

 CHAÎNE DE DISTRIBUTION COMMERCIALE

Entreprise commerciale développant un réseau de distribution. Ex. : chaîne volontaire, chaîne succursaliste, franchiseur.

CHAÎNE SUCCURSALISTE

Syn. : Maison à succursales (acr. : MAS), succursaliste.

Forme de commerce intégré. Entreprise commerciale constituée d’une tête de groupe (le magasin principal), qui centralise la fonction de commerce de gros, et d’un ensemble de magasins détenus en propre (les succursales), qui assurent la fonction de commerce de détail. L’une des premières chaînes succursalistes – les Établissements économiques des sociétés mutuelles de la ville de Reims (« Les Ecos »)  – a été créée en 1866, en France.

CHAÎNE VOLONTAIRE

Forme de commerce associé. Grossiste lié par un contrat de distribution à un ensemble d’entreprises de commerce de détail.

CHALAND

Client d’un lieu marchand.

CHALANDISE

Syn. : achalandage, clientèle.

Ensemble de chalands d’un lieu marchand. La chalandise est l’un des éléments constitutifs du fonds de commerce.

CHAMBRE DE COMMERCE ET D’INDUSTRIE

Sig. : CCI.

Association ou Établissement public placé sous la tutelle de l’État, administré par des dirigeants d’entreprises élus, chargé de représenter les intérêts de l’industrie, du commerce et des services et de promouvoir le développement de ces secteurs d’activité au travers d’actions d’information, de conseils, de formation, d’animation et de communication.

Présentes à différents échelons territoriaux, les CCI disposent également d’une représentation nationale : Fédération des chambres de commerces et d’industrie de Belgique (sig. : FCCIB), Assemblée des chambres françaises de commerce et d’industrie (sig. : ACFCI), Fédération des chambres de commerces du Québec (sig. : FCCQ).

CHAMBRE DE MÉTIER ET DE L’ARTISANAT

Sig. : CMA.

En France, établissement public placé sous la tutelle de l’Etat, administré par des maîtres artisans élus, chargé de représenter les intérêts de l’artisanat et de promouvoir le développement de ce secteur d’activité au travers d’actions d’information, de conseils, de formation, d’animation et de communication.

En Belgique, les Chambres des métiers et négoces ont été supprimées en 2003 et remplacées par les guichets d’entreprise agréés.

CHARTE D’URBANISME COMMERCIAL

En France, document d’urbanisme commercial établi à l’initiative des pouvoirs publics, fixant les objectifs d’organisation de l’appareil commercial d’une agglomération urbaine à moyen terme. La première charte d’urbanisme commercial a été signée en 1991, à Nantes.

CHEF DE FILE (COMMERCE)

Ang. : leader.

CŒUR DE MARCHÉ

Œ CŒUR DE MARCHÉ

Synonyme de cœur de cible.

 CŒUR DE MARCHÉ

Synonyme de sous-zone de chalandise primaire.

COIN BOUTIQUE

Ang. : corner, shop in the shop.

ΠCOIN BOUTIQUE

Dans un magasin, rayon aménagé en boutique.

 COIN BOUTIQUE

Syn. : rayon concédé.

Dans un magasin, espace de vente loué à un commerce, dans le cadre d’un contrat de concession. Ex. : coin-boutique de parfumerie dans un grand magasin.

COMMERÇANT

Syn . : marchand.

Au sens juridique, personne qui réalise des actes de commerce.

Au sens économique, personne dont l’activité principale consiste à acheter et à revendre des marchandises en état, généralement sans transformation, et à fournir des services annexes à la vente. La définition économique est plus restreinte, car elle exclut notamment les prestataires de services marchands, comme les hôteliers ou les restaurateurs.

On distingue les commerçants notamment selon :

- leur place dans une chaîne de distribution (ex. : commerçant de gros, commerçant de détail) ;

- l’existence et la nature de leur lien contractuel avec un réseau de distribution (ex. : commerçant isolé, commerçant associé) ;

- leur forme de vente (ex. : commerçant non sédentaire, commerçant traditionnel) ;

- leur statut juridique (ex. : agent commercial, courtier, commissionnaire, concessionnaire, représentant de commerce).

- leur assortiment (ex. : commerçant alimentaire, commerçant spécialisé).

COMMERÇANT ABONNÉ

Commerçant non sédentaire s’acquittant d’un droit de place lui permettant de vendre ses produits sur un marché non sédentaire, à plusieurs reprises, pendant une période définie (mois, trimestre, semestre, année). Par distinction avec commerçant volant.

COMMERÇANT AFFILIÉ

Commerçant indépendant lié à un fournisseur par un contrat d’affiliation.

COMMERÇANT AMBULANT

Commerçant non sédentaire attestant d’un domicile fixe. Par distinction avec commerçant forain.

COMMERÇANT ASSOCIÉ

Commerçant indépendant, lié à un fournisseur par un contrat de distribution. Ex. : commerçant affilié, commerçant franchisé, commissionnaire, concessionnaire. Par distinction avec commerçant isolé.

COMMERÇANT DE DÉTAIL

Syn. : commerçant détaillant, détaillant.

Personne dont l’activité principale consiste à revendre des marchandises en état, généralement sans transformation, au client final. Par distinction avec commerçant de gros.

COMMERÇANT DE GROS

Personne dont l’activité principale consiste à revendre des marchandises en état, généralement sans transformation, à des clients intermédiaires. Par distinction avec commerçant de détail.

COMMERÇANT ÉTRANGER

Commerçant de nationalité étrangère. L’accès des personnes étrangères à la profession de commerçant est limité (il est soumis généralement à l’obtention d’un titre de séjour et d’une autorisation d’exploitation spécifique), voire interdit dans le cas de certaines activités. Par exemple, en France, l’activité de débit de tabac est accessible uniquement aux personnes de nationalité française, ou naturalisée depuis 5 ans, ou ressortissant d’un État de l’Union européenne.

COMMERÇANT FORAIN

Commerçant non sédentaire sans domicile fixe. Par distinction avec commerçant ambulant.

COMMERÇANT INDÉPENDANT

Commerçant exploitant un commerce dont il est le propriétaire. Par opposition à commerçant intégré.

COMMERÇANT INTÉGRÉ

Commerçant exploitant un commerce dont il n’est pas le propriétaire. Ex. : gérant d’une succursale. Par opposition à commerçant indépendant.

COMMERÇANT ISOLÉ

Commerçant indépendant qui n’est pas lié par un contrat de distribution à une chaîne de distribution du commerce associé. Par distinction avec commerçant associé.

COMMERÇANT MODERNE

Commerçant pratiquant la vente en discompte et la vente en libre-service. Par opposition à commerçant traditionnel.

COMMERÇANT NON SÉDENTAIRE

Syn. : commerçant itinérant.

Commerçant de détail exerçant son activité sur le domaine public ou par voie de démarchage.

On distingue :

- le commerçant ambulant du commerçant forain  ;

- le commerçant abonné du commerçant volant.

COMMERÇANT SÉDENTAIRE

Commerçant exploitant son activité depuis un emplacement associé à une adresse fixe.

COMMERÇANT TRADITIONNEL

Commerçant pratiquant la vente traditionnelle et la vente assistée. Par opposition à commerçant moderne.

COMMERÇANT VOLANT

Syn. : journalier, volant.

Commerçant non sédentaire s’acquittant d’un droit de place lui permettant de vendre ses produits sur un marché non sédentaire, durant une demi-journée ou une journée maximum. Par distinction avec commerçant abonné.

COMMERCE

ΠCOMMERCE

Au sens juridique, activité consistant à réaliser des actes de commerce.

Au sens économique, secteur d’activité regroupant l’ensemble des entreprises dont l’activité principale consiste à acheter et à revendre des marchandises en état, généralement sans transformation, et à fournir des services annexes à la vente. La définition économique du commerce est plus restreinte car elle exclut notamment les activités de services marchands, comme l’hôtellerie et la restauration.

On distingue les entreprises de commerces notamment selon :

- leur place dans une chaîne de distribution (ex. : commerce de gros, commerce de détail) ;

- l’existence et la nature de leur lien contractuel avec un réseau de distribution (commerce isolé, commerce associé, commerce intégré) ;

- leur forme de vente (ex. : commerce discompte, commerce non sédentaire, commerce électronique, commerce traditionnel) ;

- leur assortiment (ex. : commerce alimentaire, commerce spécialisé).

 COMMERCE

Local destiné à l’exploitation d’une activité de commerce de détail. Ex. : boutique, échoppe, magasin.

Ž COMMERCE

Syn. : affaire, négoce.

Forme d’échange consistant pour une personne – le vendeur – à céder à une autre – l’acheteur – un bien en contrepartie d’un paiement.

On distingue :

- le commerce d’entreprise à consommateur (ang. : Business to consumer ; acr. : B to C, B2C) où le vendeur est une entreprise et l’acheteur un particulier ;

- le commerce d’entreprise à entreprise (ang. : Business to business ; acr. : B to B, B2B) où vendeur et acheteur sont des entreprises ;

- le commerce de consommateur à consommateur (ang. : Consumer to consumer ; acr. : C to C, C2C) où vendeur et acheteur sont des particuliers.

COMMERCE ALLOCHTONE

Syn. : commerce ethnique.

Forme de commerce communautaire. Commerce dont la cible de clientèle est de culture et/ou de langue étrangère. Ex. : salon de coiffure afro, vidéoclub indien, alimentation casher, boucherie halal.

COMMERCE ALTERNATIF

Forme de contrat commercial où un producteur s’engage à fournir à un distributeur des biens produits dans le respect de normes sociales (notamment de conditions de travail) et environnementales, en contrepartie d’un niveau minimum de commande et d’un prix garanti.

Les produits de commerce alternatifs sont promus auprès du consommateur à travers des circuits de distribution (ex. : Oxfam – Magasins du Monde) ou des labels dédiés (ex. : Max Havellar).

COMMERCE ASSOCIÉ

Forme de commerce organisé. Ensemble des entreprises de commerces indépendantes, liées par un contrat de distribution. Ex. : une centrale d’achat et ses commerçants affiliés, un franchiseur et ses franchisés.

COMMERCE COMMUNAUTAIRE

Commerce dont la cible de clientèle appartient à une même communauté.

COMMERCE DE DÉTAIL

Commerce (ou ensemble des commerces) dont l’activité principale consiste à revendre des marchandises en état, généralement sans transformation, au client final.

COMMERCE DE DIVERTISSEMENT

Ang. : retail entertainment (néologisme : retailtainment).

Commerce visant à transformer l’acte d’achat en une expérience de plaisir et de divertissement, en fournissant des services annexes à la vente à forte valeur ajoutée pour ses clients (ex. : organisation d’ateliers pédagogiques dans un magasin de bricolage, essai gratuit de chaussures de randonnée sur une piste dans un magasin d’articles de sport, mini concerts dans un magasin de musique).

COMMERCE DE GROS

Commerce (ou ensemble des commerces) dont l’activité principale consiste à revendre des marchandises en état, généralement sans transformation, à des clients intermédiaires. On distingue, parmi les entreprises de commerce de gros :

- les grossistes ;

- les intermédiaires de commerce.

COMMERCE DE PROXIMITÉ

Syn. : commerce de commodité, commerce de dépannage, commerce de quartier.

Commerce de détail offrant un assortiment de biens banals, situé à moins de 500 m à pied (ou 1.000 m en voiture) du lieu de résidence ou sur le trajet des lieux de vie d’un chaland. Ex . : alimentation générale, boulangerie, café, débit de tabac, officine de pharmacie, presse.

COMMERCE DE TRANSIT

Commerce implanté sur un lieu de transit (ex. : aéroport, gare ferroviaire, gare routière, poste frontière, station-service).

COMMERCE ÉLECTRONIQUE

Œ COMMERCE ÉLECTRONIQUE

Commerce (ou ensemble des commerces) pratiquant la vente à distance via des moyens électroniques (ex. : ordinateur, téléphone, télévision, télécopie, disque vidéo).

 COMMERCE ÉLECTRONIQUE

Syn. : e-commerce, cybercommerce.

Commerce (ou ensemble des commerces) pratiquant la vente à distance via des réseaux informatiques, en particulier Internet.

On distingue, parmi les entreprises de commerce électronique :

- les entreprises virtuelles (syn. : entreprises « point com » ; ang. : pure player) qui exploitent leur activité exclusivement sur Internet ;

- les entreprises « brique et clic » (syn. : clic et mortier ; ang. : brick and clic, clic and mortar) qui exploitent leur activité à la fois dans des points de vente et sur Internet ;

Nota. : les entreprises « brique et mortier » (ang : brick and mortar) exploitent leur activité exclusivement dans des points de vente.

On distingue également :

- les entreprises de commerce en ligne (syn. : Entreprise à consommateur en ligne ; sig. : ECL), avec lesquelles toutes les opérations liées à une transaction s’effectuent via Internet ;

- les entreprises de commerce hors-ligne, avec lesquelles, seule une partie des opérations liées à une transaction s’effectuent via Internet.

Ž COMMERCE ÉLECTRONIQUE

Ensemble des échanges électroniques effectués entre entreprises, via un réseau informatique (ex. : échange électronique de données, transfert de monnaie électronique).

COMMERCE ÉQUITABLE

Contrat commercial où un distributeur s’engage à s’approvisionner durablement auprès d’un producteur défavorisé par les conditions de marché conventionnelles, en lui garantissant notamment un prix d’achat minimum.

COMMERCE ÉTHIQUE

Commerce offrant des produits fabriqués et distribués dans le respect de normes sociales (en particulier de conditions de travail) et environnementales.

COMMERCE EXOTIQUE

Commerce offrant un assortiment de produits importés depuis un pays lointain. Ex. : commerce de mobilier d’Extrême-Orient.

COMMERCE HORS-MAGASIN

Ensemble des commerces pratiquant la vente à distance, la vente ambulante et la vente automatique.

COMMERCE INDÉPENDANT

Commerce (ou ensemble des commerces) jouissant d’une autonomie juridique et financière.

On distingue parmi les commerces indépendants :

- les commerces isolés ;

- les commerces associés.

COMMERCE ISOLÉ

Commerce de détail indépendant (ou ensemble des commerces de détail indépendants), lié par aucun contrat de distribution.

COMMERCE INTÉGRÉ

Forme de commerce organisé. Ensemble des commerces exploitant à la fois la fonction de commerce de gros et la fonction de commerce de détail. Ex. : chaîne succursaliste, grande entreprise de grande surface, entreprise de vente par correspondance, coopérative de détaillants.

COMMERCE MOBILE

Syn. : m-commerce.

Forme de commerce électronique. Commerce (ou ensemble des commerces) pratiquant la vente à distance via les téléphones mobiles.

COMMERCE MODERNE

Commerce (ou ensemble des commerces) pratiquant la vente en discompte et la vente en libre-service. Par opposition à commerce traditionnel.

COMMERCE NON SÉDENTAIRE

Commerce (ou ensemble des commerces) pratiquant la vente ambulante. Par distinction avec commerce sédentaire.

COMMERCE NON SPÉCIALISÉ

Commerce réalisant moins de la moitié de son chiffre d’affaires avec les quatre gammes de produits les plus significatives de son activité.

Un commerce non spécialisé à prédominance alimentaire désigne un commerce réalisant plus de 35 % de son chiffre d’affaires sur ses gammes alimentaires. A l’inverse, un commerce non spécialisé à prédominance non alimentaire désigne un commerce réalisant moins de 35 % de son chiffre d’affaires sur ses gammes alimentaires.

COMMERCE ORGANISÉ

Ensemble des entreprises du commerce associé et du commerce intégré. Par distinction avec  commerce isolé.

COMMERCE PERSONNALISÉ

Syn. : commerce sur mesure.

Commerce pratiquant la mercatique personnalisée.

COMMERCE SAISONNIER

Commerce exploité moins de 9 mois par an ou dont plus de la moitié du chiffre d’affaires est réalisée durant une saison.

COMMERCE SOLIDAIRE

Commerce dont une partie des ventes sert à soutenir un public défavorisé ou en difficulté économique et sociale. Ex. : épicerie sociale.

COMMERCE SPÉCIALISÉ

Commerce réalisant plus de 50 % de son chiffre d’affaires avec les quatre gammes de produits les plus significatives de son activité.

COMMERCE TRADITIONNEL

Commerce (ou ensemble de commerces) pratiquant la vente traditionnelle et la vente assistée. Par opposition à commerce moderne.

COMMERCIALISATION

Mise en vente d’un produit sur un marché.

COMMERCIALITÉ

Disposition d’un lieu à accueillir le développement d’une activité commerciale.

La commercialité d’un lieu dépend de la combinaison de nombreux facteurs. Ex. : localisation, concurrence, réglementation, accessibilité, visibilité, lisibilité, signalétique, stationnement.

COMMERCIQUE

Acronyme de commerce et informatique. Ensemble des matériels et des logiciels informatiques utilisés dans le commerce (ex. : logiciel de caisse, terminal point de vente, lecteur de code barres).

COMMISSION

ΠCOMMISSION

Forme de commerce associé. Contrat par lequel un commerçant – le commissionnaire – s’engage à vendre en son nom propre des marchandises restant la propriété de son fournisseur – le commettant – en contrepartie de la perception d’une commission.

 COMMISSION

Forme de rémunération d’un vendeur, correspondant à une part de son chiffre d’affaires réalisé.

COMMISSION DÉPARTEMENTALE D’AMÉNAGEMENT COMMERCIAL

Sig. : CDAC.

En France, dispositif d’urbanisme commercial, soumettant tout projet de création ou d’extension de magasin développant une surface de vente de plus de 1.000 m2 à la délivrance d’une d’autorisation d’exploitation.

Les CDAC remplacent depuis 2009 les Commissions départementales d’équipement commercial (sig. : CDEC).

COMPLEXE DE LOISIR

Parc de loisirs fournissant un service d’hébergement touristique et de restauration.

COMPORTEMENT D’ACHAT

Ensemble des actions et des réactions observables d’un consommateur, au cours de son processus d’achat.

COMPORTEMENT DE CONSOMMATION

Ensemble des actions et des réactions observables d’un consommateur, au cours de son processus de consommation.

Le comportement du consommateur est influencé par de multiples facteurs, notamment :

- biologiques (ex. : âge, sexe) ;

- psychosociologiques (ex. : personnalité, attitudes, croyances, motivations) ;

- sociaux  et économiques (ex. : groupe social d’appartenance, situation familiale, culture, diplôme, activité, profession, qualification professionnelle, mode de vie, style de vie, revenu) ;

- environnementaux (ex. : situation d’achat, publicité, marchandisage).

CONCEPT

Formule de vente définie par la combinaison d’un ensemble de signes de ralliement d’une clientèle, d’un assortiment de produits ou de services et d’un savoir-faire en matière de commercialisation et de gestion. Ex. concept de franchise.

CONCESSION

Forme de commerce associé. Contrat par lequel une personne – le concédant – cède à une autre – le concessionnaire – le droit de vendre ses produits (ex. : voiture, parfums, matériel informatique) pour une durée déterminée.

On distingue :

- la concession exclusive : le concessionnaire, dénommé détaillant exclusif (syn. : distributeur exclusif, vendeur exclusif), s’engage à s’approvisionner uniquement auprès de son concédant, en contrepartie d’un droit d’exclusivité territoriale.

- la concession sélective (syn. : concession libre, concession agréée) : le concessionnaire, dénommé détaillant agréé (syn. : distributeur agréé, vendeur agréé), s’engage à s’approvisionner auprès de son concédant, sans droit d’exclusivité territoriale, en restant libre de s’approvisionner également auprès d’autres fournisseurs. Le concédant s’engage pour sa part à distribuer ses produits uniquement à des revendeurs agréés.

CONSOMMATEUR

Syn. : utilisateur final.

Personne qui utilise un produit ou un service pour satisfaire un besoin de consommation. Le consommateur n’est pas nécessairement l’acheteur du produit ou du service qu’il consomme.

On distingue :

- le consommateur actuel, personne qui consomme effectivement un produit ou un service ;

- le Non-consommateur absolu (sig. : NCA), personne qui n’est pas disposée à consommer un produit ou un service pour des raisons financières, culturelles, sociales, psychologiques ;

- le Non-consommateur relatif (sig. : NCR), personne qui ne consomme pas un produit ou un  service, mais qui pourrait y être disposée ;

- le Non-consommateur volontaire (sig. : NCV), personne qui n’est pas disposée à consommer un produit ou un service par choix ;

- le Non-consommateur involontaire (sig. : NCI), personne qui n’est pas disposée à consommer un produit ou un service par méconnaissance.

Un consommateur potentiel est soit un non-consommateur relatif, soit un non-consommateur involontaire.

CONSOMMATION

ΠCONSOMMATION

Action d’utiliser un produit ou un service pour satisfaire un besoin de consommation.

 CONSOMMATION

Indicateur économique calculé par la statistique publique mesurant l’ensemble des dépenses de consommation des ménages sur un territoire.

Ž CONSOMMATION

Commande de boissons dans un établissement de restauration.

CONSOMMATION EFFECTIVE DES MÉNAGES

Indicateur de la consommation finale d’un pays égal à la somme des dépenses de consommation des ménages et des dépenses de consommation individualisables des administrations publiques (ex. : dépenses pour l'éducation, dépenses pour la santé).

CONSOMMATIQUE

Ensemble des études et des recherches portant sur la consommation.

CONSOMMATISME

Syn. : consommaction, consommérisme.

Ang : consumérisme.

Ensemble des doctrines, actions et organisations visant à promouvoir et à défendre les droits du consommateur.

CONTRAT DE DISTRIBUTION

Convention par laquelle une entreprise cède à une autre le droit de vendre ses produits. Ex. : contrat d’affiliation, contrat de franchise, contrat de commission, contrat de concession, contrat de dépôt, contrat de licence.

CONTRAT FOURNISSEUR

Convention par laquelle une entreprise de commerce de détail s’engage à s’approvisionner auprès d’un fournisseur pour une durée déterminée. Ex. : contrat fournisseur liant un débit de boisson à un brasseur.

CONVENTION D’OCCUPATION PRÉCAIRE

Forme de bail commercial dérogatoire conclue pour une durée limitée à 24 mois maximum, pouvant prendre fin à tout moment, à la demande du bailleur ou du preneur.

COOPÉRATION COMMERCIALE

Convention par laquelle un distributeur s’engage auprès d’un fournisseur à lui fournir des prestations commerciales spécifiques, hors conditions générales de vente ou d’achat, contre rémunération. Ex. : publicité sur le lieu de vente, catalogues, accord de gamme, animations de stand, réservation d’emplacements promotionnels.

Les coopérations commerciales sans contrepartie réelles de prestations commerciales sont prohibées.

COOPÉRATIVE DE DÉTAILLANTS

Forme de société coopérative. Société constituée de commerçants de détail volontairement réunis pour s’approvisionner en produits, dans un but économique ou social commun (ex. : recherche de moindres coûts, promotion d’une forme de commerce alternatif).

COPROPRIÉTÉ

Immeuble ou groupe d’immeubles bâtis dont la propriété est répartie par lots entre plusieurs propriétaires, appelés copropriétaires.

COQUE

Syn. : local brut.

Local commercial clos et couvert, livré hors fluides (ex. : eau, électricité) et hors aménagement intérieur.

COURBE ISOCHRONE

Représentation cartographique de l’ensemble des points situés à égale distance temps d’un lieu marchand.

Les courbes isochrones, comme les courbes isométriques, sont utilisées en géomercatique pour délimiter la zone de chalandise et les sous-zones de chalandise d’un lieu marchand.

COURBE ISOMÉTRIQUE

Représentation cartographique de l’ensemble des points situés à égale distance métrique d’un lieu marchand.

Les courbes isométriques, comme les courbes isochrones, sont utilisées en géomercatique pour délimiter la zone de chalandise et les sous-zones de chalandise d’un lieu marchand.

COUVERTURE DE MARCHÉ

Mesure de l’attraction d’un lieu marchand, en fonction de sa part de marché.

CRÉNEAU D’ACTIVITÉ

Segment de marché peu développé par la concurrence.

On distingue :

- les créneaux hyperspécialisés : segments de marché étroits et peu développés par la concurrence (syn. : niche) ;

- les créneaux porteurs : segments de marché peu développés par la concurrence et sur lesquels la demande de consommation est en augmentation.

CYCLE DE VIE (DU PRODUIT)

Théorie du commerce international formalisée en 1966 par l’économiste américain R. Vernon, selon laquelle les produits connaissent un développement en quatre stades, analogue à celui d’un être vivant :

- lancement (naissance) ;

- croissance (adolescence) ;

- maturité (âge adulte) ;

- déclin (vieillesse).

La théorie du cycle de vie s’applique également au développement d’un commerce.                                                                                        

DEMANDE (DE CONSOMMATION)

ΠDEMANDE DE CONSOMMATION

En économie, quantité de biens que les consommateurs sont prêts à acheter sur un marché.

 DEMANDE DE CONSOMMATION

En mercatique, expression d’une intention d’achat sur un marché.

DEMANDE DÉRIVEE

Syn. : demande induite.

Demande pour un produit complémentaire induite par la demande pour un produit principal. Ex. : la demande en jeu vidéo est induite par la demande en consoles de jeu. Par distinction avec demande principale.

DEMANDE EFFECTIVE

Réalisation effective d’une intention d’achat en un acte d’achat. Par distinction avec demande potentielle.

DEMANDE INITIALE

Syn. : demande principale.

Demande portant sur un produit principal. Par distinction avec demande dérivée.

DEMANDE INSATISFAITE

Demande pour laquelle il n’existe pas d’offre. Par opposition à demande satisfaite.

DEMANDE INSOLVABLE

Demande pour laquelle il n’existe pas de pouvoir d’achat suffisant. Par opposition à demande solvable.

DEMANDE POTENTIELLE

Probabilité qu’une intention d’achat se réalise en un acte d’achat. Par distinction avec demande effective.

DEMANDE SATISFAITE

Demande pour laquelle une offre existe. Par opposition à demande insatisfaite.

DEMANDE SOLVABLE

Demande pour laquelle un pouvoir d’achat suffisant existe. Par opposition à demande insolvable.

DÉMARCHAGE

Forme de vente directe consistant, pour un vendeur, à prendre contact avec un client en dehors d’un magasin, à sa demande ou non, pour lui présenter une offre commerciale. Le démarchage peut se pratiquer en présence physique du client et du vendeur (ex. : démarchage à domicile) ou à distance (ex. : démarchage par téléphone).

DÉMARCHEUR

Vendeur pratiquant le démarchage.

On distingue le démarcheur à domicile (syn. : colporteur, vendeur en porte-à-porte) du démarcheur à distance (syn. : télévendeur).

DÉMARQUE

Différence entre les ventes théoriques (sorties de marchandise au prix de vente initialement prévu) et les ventes effectives d’un magasin.

On distingue :

- la démarque connue : perte de chiffre d’affaires due aux réductions de prix consenties aux clients ;

- la démarque inconnue : perte de chiffre d’affaires due au vol (par les fournisseurs, les transporteurs, les employés de magasin ou les clients) et  aux erreurs de gestion (ex. : défaut d’enregistrement de marchandises). La démarque inconnue représente, en moyenne, entre 1 et 2 % du chiffre d’affaires total d’un magasin.  

DEMI-GROS

Ensemble des entreprises de commerce dont l’activité principale consiste à acheter des marchandises à des entreprises de commerces de gros pour les revendre à des entreprises de commerce de détail.

DENSITÉ COMMERCIALE

Indice de concentration géographique d’une l’offre de commerce. Rapport entre le nombre d’établissements, ou la surface de vente cumulée, d’un type de commerce, et un volume de population déterminé, sur un territoire. Ex. : en France, la densité commerciale des hypermarchés s’élève à 0,25 pour 10.000 habitants.

DÉPENSE COMMERCIALISABLE

Dépense moyenne par habitant d’un pays, dans une famille de produits.

DÉPENSE DE CONSOMMATION DES MÉNAGES

Total des achats réalisés par les ménages, y compris hors-commerce (ex. : logement, transport).

DÉPÔT

Œ DÉPÔT

Contrat par lequel une personne – le déposant – confie à une autre – le dépositaire – un bien pour en assurer la conservation (ex. : dépôt bancaire) ou la commercialisation (ex. : dépôt vente, galerie d’art, dépôt de pain, dépôt de presse), en contrepartie du versement d’une commission.

 DÉPÔT

Syn. : réserves, entrepôt, magasin.

Lieu destiné au stockage de marchandises.

DÉPÔT VENTE

Commerce de détail dont l’activité principale consiste à revendre des biens d’occasion (ex. : meubles, vêtements, électroménager, articles de sport, livres, disques) mis en dépôt par des particuliers. Le prix d’un objet vendu dans un dépôt-vente est fixé conjointement par le commerçant (le dépositaire) et le particulier (le déposant). Le dépositaire se rémunère sous forme d’une commission prélevée sur le prix de vente, qui augmente généralement avec la durée de dépôt du bien.

DÉSPÉCIALISATION

Modification ou extension de l’activité spécifiée dans un contrat de bail commercial, à la demande du preneur.

On distingue :

- la déspécialisation partielle ou restreinte, qui consiste à adjoindre une activité connexe ou complémentaire à celle spécifiée dans le bail ;

- la déspécialisation  plénière, qui consiste à transformer un bail exclusif en un bail tout commerce. La déspécialisation plénière d’un bail est automatique en cas de cession du fonds de commerce par un commerçant partant à la retraite.

DÉSTOCKAGE

Opération commerciale réglementée, visant pour un commerce à offrir à la vente des produits à prix réduits, afin d’accélérer l’écoulement de son stock. Ex. : soldes, vente en liquidation, fin de série.

DEVANTURE

Façade principale d’un point de vente.

DIFFUSION

Distribution d’un produit sur un marché.

DIRECTEUR DE MAGASIN

Employé chargé d’appliquer la politique commerciale de son entreprise à un point de vente.

Un directeur de magasin est également responsable de la gestion administrative et de la gestion du personnel de son magasin.

DISTRIBUTEUR

Personne qui réalise des opérations de distribution.

DISTRIBUTEUR AUTOMATIQUE

Appareil accessible en libre-service, offrant à la vente au détail, un assortiment limité de produits ou de prestations de service, au moyen de l’insertion de pièces, jetons, billets ou carte de paiement.

On distingue :

- les Distributeurs automatiques de produits (acr. : DAP), délivrant par exemple des boissons chaudes ou froides, de la petite restauration salée ou sucrée, des bouquets de fleurs, des articles de papeterie, de la presse, des cigarettes, du carburant (Distributeur automatique de carburant - acr. : DAC) ;

- les distributeurs automatiques de services, à l’exemple des Distributeurs automatiques de billets de banque (acr. : DABB), des billetteries automatiques de spectacles ou de titres de transport, des horodateurs de stationnement, des consignes automatiques.

DISTRIBUTION

ΠDISTRIBUTION

Au sens large, ensemble des opérations visant à optimiser la commercialisation d’un bien ou d’un service. Ex. : création, animation et développement de réseaux de distribution, distribution physique, gestion des ventes, promotion des ventes, service après vente. En ce sens, la distribution englobe le commerce.

 DISTRIBUTION

Syn. : fonction distributive, distribution physique.

Ensemble des opérations liées à l’acheminement un produit depuis son lieu de production jusqu’à son lieu de consommation. Ex. : transport, allotissement, stockage, emballage, livraison. En ce sens, la distribution constitue une des fonctions du commerce.

DISTRIBUTION CONTROLÉE

Ensemble des formes de distribution intégrée, sélective ou exclusive.

DISTRIBUTION NUMÉRIQUE

Sig. : DN.

Indicateur de référencement d’un produit sur un marché. Rapport en % entre le nombre de points de vente référençant un produit et le nombre total de points de vente susceptibles de le vendre, sur un même territoire.

DISTRIBUTION VALEUR

Sig. : DV.

Indicateur de référencement d’un produit sur un marché. Rapport en % entre les ventes d’un produit réalisées par les points de vente qui le référencent et le marché théorique de ce produit, sur un même territoire.

DOCUMENT D’INFORMATION PRÉCONTRACTUELLE

Acr. : DIP.

En France, obligation légale d’information préalable à la signature d’un contrat de franchise, qui s’impose à tout franchiseur à l’égard d’un candidat franchisé.

Le DIP doit comprendre au minimum les informations suivantes :

- adresse du siège de l’entreprise, numéro d’immatriculation, nature de l’activité, forme juridique, nom des dirigeants, montant de capital, comptes annuels, domiciliations bancaires ;

- date de la création de l'entreprise, principales étapes de son évolution, expérience professionnelle acquise, caractéristique et évolution de son marché cible ;

- présentation du réseau de distribution (nombre d’entreprises, évolution) ;

- indication de la durée du contrat proposé, conditions de renouvellement, de résiliation et de cession ; nature et montant des dépenses et investissements à engager.

DOCUMENT D’URBANISME

Document définissant les règles et servitudes d’utilisation du sol sur un territoire. Les documents d’urbanisme peuvent contenir des prescriptions concernant l’implantation des commerces. Ex. : à l’échelon des communes : Plan particulier d’affectation du sol en Belgique (sig. : PPAS), plan d’urbanisme au Canada, Plan local d’urbanisme en France (acr. : PLU).

DOMAINE PUBLIC

Ensemble des biens appartenant à l’administration publique, affectés à un usage public ou à un service public. Ex. : rues, squares, jardins, plages. Certains de ces biens peuvent être aménagés pour recevoir une activité de commerce. Ex. : marchés de plein vent, marchés couverts, halles, champs de foire, champs de fête.

DROIT D’ENTRÉE

Œ DROIT D’ENTRÉE

Somme acquittée par le preneur d’un bail commercial, comme contrepartie du bénéfice d’un droit de propriété commerciale.

On distingue :

- le pas-de-porte : droit d’entrée versé au bailleur, dans le cas où le local commercial est inoccupé ;

- le droit au bail : droit d’entrée versé au précédent locataire, dans le cas d’une reprise de bail.

Le montant d’un droit d’entrée varie généralement en proportion inverse du montant de loyer.

 DROIT D’ENTRÉE

Syn. : redevance initiale forfaitaire.

Somme versée par un franchisé à un franchiseur pour intégrer son réseau de distribution.

Ž DROIT D’ENTRÉE

Somme acquittée par un client pour accéder à certains établissements commerciaux (ex. : discothèque).

DROIT DE PLACE

Somme acquittée par un commerçant non sédentaire, auprès d’une commune, pour exercer son activité sur le domaine public.

Le montant d’un droit de place est généralement calculé en fonction du mètre linéaire (syn. : mètre courant) ou de la surface de l’emplacement occupé.

DROIT DE PRÉEMPTION

Priorité accordée à une personne, par la loi ou par une convention, sur l’achat d’un bien.

En France, les communes peuvent exercer un droit de préemption sur les fonds de commerce et sur les baux commerciaux, dans les limites d’un périmètre d’intervention préalablement défini.

DRUGSTORE

Magasin de détail offrant un assortiment de produits pharmaceutiques, d’hygiène et de beauté, complétés éventuellement de produits alimentaires et de bazar courants, ouvert sur une large amplitude horaire. La formule est présente principalement en Amérique du Nord.

ÉCHANGE

Don réciproque entre deux personnes.

On distingue :

- le don : cession d’un bien sans contrepartie ;

- le troc : cession d’un bien en contrepartie d’un autre bien ;

- le commerce : cession d’un bien en contrepartie de monnaie.

On distingue également :

- les échanges non marchands (ex. : don, partage)&nb

FAMILLE

Ménage d’au moins deux personnes, constitué soit d'un couple (marié ou non) avec ou sans enfants, soit d'un adulte avec un ou plusieurs enfants.

FAMILLE DE PRODUITS

Dans une ligne de produits, sous-ensemble de produits présentant des caractéristiques proches. Ex. : la ligne des desserts surgelés comprend la famille des sorbets.

FAUBOURG MARCHAND

Forme de centre marchand urbain. Succession d’établissements commerciaux disposés en bordure d’une voie pénétrante, en péricentre, développant une offre à dominante alimentaire, de restauration et de services.

FERMETURE HEBDOMADAIRE

Syn. : repos hebdomadaire.

Fermeture d’un commerce un jour dans la semaine (selon les pays, il ne s’agit pas nécessairement du dimanche) résultant de l’obligation, pour un employeur, d’assurer un repos hebdomadaire de 24 h consécutives à ses employés.

Des dérogations nationales et locales existent en fonction de la nature de l’activité (ex. : débit de boisson), de la zone d’implantation du point de vente (ex. :  zone touristique, zones de transit comme les gares, les stations-service ou les aéroports), de certains évènements calendaires (exemple : périodes de soldes, période de Noël).

FICHIER DE CLIENTÈLE

Registre ou base de données établi par un commerce, comportant diverses informations sur ses clients ou prospects. Ex. : identification, domiciliation, fréquence de visite, date de dernière visite, montant du dernier achat, panier de vente moyen, montant d’achat cumulé, adhésion à un programme de fidélisation.

L’exploitation de données nominatives concernant les individus est soumise à des règles visant à protéger l’identité humaine, la vie privée, les droits de l’homme et les libertés.

FLUX DE CLIENTÈLE

Nombre de passages de clients en un lieu marchand, pendant une période déterminée.

FLUX PIÉTONS

Nombre de passages de piétons en un lieu pendant une période déterminée. Le comptage des flux piétons devant un point de vente fournit une appréciation de la commercialité de son emplacement.

FLUX VÉHICULES

Nombre de passages de véhicules en un lieu pendant une période déterminée. Le comptage des flux véhicules devant un point de vente fournit une appréciation de la commercialité de son emplacement.

FLUX VISITEURS

Nombre de passages de visiteurs en un lieu, pendant une période déterminée.

Le comptage des flux visiteurs s’effectue :

- pour un point de vente, à l’aide de compteurs manuels ou de capteurs électroniques photosensibles ou à infrarouge ;

- pour un site marchand, au nombre de connexions ou de clics.

FOIRE À LA BROCANTE

Syn. : braderie, brocante, foire à tout, foire aux greniers, vide-grenier.

Forme de manifestation commerciale réunissant des particuliers (et parfois aussi des commerçants non sédentaires) pratiquant la vente au déballage. Ex. en France : Grande braderie de Lille, Réderie d’Amiens.

FONCIÈRE

Société immobilière cotée, dont l’activité principale consiste à acquérir et gérer des biens immobiliers. Certaines foncières sont spécialisées dans l’immobilier commercial.

FONCTION ACHAT

Ensemble des opérations concernant l’approvisionnement et la gestion des stocks d’une entreprise commerciale.

FONCTION COMMERCIALE

Ensemble des opérations concernant la gestion et la promotion des ventes d’un commerce.

FONDS D’INTERVENTION POUR LES SERVICES, L’ARTISANAT ET LE COMMERCE

Acr. : FISAC.

En France, politique publique d’aide au petit commerce, mise en œuvre par les communes (ou leur groupement intercommunal), et financée par la taxe d’aide au commerce et à l’artisanat.

Le FISAC subventionne notamment certains investissement d’entretien et de modernisation d’un commerce (ex. : travaux de rénovation de devanture).

FONDS COMMERCIAL

Notion comptable désignant la valeur d'acquisition de l'ensemble des biens immatériels d’un fonds de commerce.

FONDS DE COMMERCE

Notion juridique désignant l’ensemble des biens matériels (ex. : mobilier, marchandises, matériel, outillage) et des biens immatériels (ex. : chalandise, droit au bail, nom commercial, enseigne, droits de propriété intellectuelle) affectées à l’exercice d’une activité commerciale.

FORMAT DE VENTE

Désignation d’un établissement de commerce de détail en fonction de sa surface de vente. Ex. : boutique, moyenne surface, grande surface.

FORME DE COMMERCE

Caractérisation d’une chaîne de distribution en fonction de la relation commerciale qui lie distributeurs et détaillants.

On distingue trois formes de commerce :

- le commerce isolé ;

- le commerce associé ;

- le commerce intégré.

FORME DE VENTE

Caractérisation d’un commerce en fonction de sa méthode de vente. Ex. : commerce traditionnel, commerce de vente en libre-service, commerce de vente à emporter, véadiste.

FOURNISSEUR

Personne qui offre des produits ou qui fournit des services à des clients. Ex. : producteur, fabricant, grossiste, intermédiaire de commerce.

FRANCHISE

Forme de commerce associé. Contrat par lequel un distributeur – le franchiseur – cède à un commerçant de détail – le franchisé – le droit d’exploiter un concept, en contrepartie de la perception d’un droit d’entrée et/ou d’une redevance.

On distingue notamment les contrats :

- de multifranchise

- de plurifranchise

- de franchise régionale

- de franchise partielle.

FRANCHISE ASSOCIATIVE

Réseau de franchise où les franchisés sont associés au capital social du franchiseur.

FRANCHISE PARTIELLE

ΠFRANCHISE PARTIELLE

Ang. : franchise corner

Contrat de franchise exploité en coin boutique dans un magasin.

 FRANCHISE PARTIELLE

FRANCHISE RÉGIONALE

Ang. : master franchise.

Forme de contrat de franchise où le franchisé est lui-même franchiseur du concept qu’il exploite, sur un territoire déterminé (par ex. : une région, un pays).

FRÉQUENCE D’ACHAT

Indicateur de fidélité d’une clientèle. Nombre d’achats effectués par un client dans un magasin, pendant une période déterminée.

FRÉQUENCE DE VISITE

Indicateur de fidélité d’une clientèle. Nombre de visites effectuées par un client dans un magasin, ayant entraîné ou non un achat, pendant une période déterminée.

GALERIE MARCHANDE

Syn. : galerie commerciale.

Ang. : shopping mall.

Forme d’ensemble commercial. Groupe de magasins de détail, desservis par une rue ou un mail couvert.

GALERIE MARCHANDE EN LIGNE

Syn. : centre commercial électronique, galerie marchande virtuelle.

Ang. : virtual shopping mall.

Entreprise de commerce électronique proposant, sur un même site marchand, l’offre de plusieurs distributeurs affiliés.

L’une des premières galeries marchandes en ligne - Acces Market Square – a ouvert en 1994, sur Internet.

GALETTE

Expression utilisée par les professionnels de l’immobilier commercial pour désigner un immeuble construit de plain-pied, sur un seul niveau, destiné à recevoir des commerces.

GAMME

Ensemble des produits offerts à la vente par un fabricant.

Une gamme se caractérise par ses dimensions :

- la longueur ou la taille : nombre total de références offertes ;

- la largeur ou l’ampleur : nombre de lignes de produits développées ;

- la profondeur : nombre de références développées dans chaque ligne de produits ;

- la hauteur : niveau de prix et de qualité des produits (bas de gamme, moyen de gamme, moyen-haut de gamme, haut de gamme, luxe).

Une gamme de produit (ex. : produits informatiques) se décompose également en sous-ensembles :

- ligne ou catégorie de produits (ex. : les ordinateurs) ;

- famille de produits (ex. : les ordinateurs portables);

- référence de produits (ex. : tel modèle de telle marque d’ordinateur) ;

- article (ex. : telle unité de tel modèle d’ordinateur).

GÉOMERCATIQUE

Ang. : géomarketing.

Ensemble de méthodes et d’outils informatiques et géographiques (ex. : système d’information géographique) appliqués à l’étude des marchés. Les outils de géomercatique servent, par exemple, à définir une zone de chalandise, à segmenter une zone de chalandise en plusieurs sous-zones de chalandise, à définir le maillage d’un réseau de distribution, à localiser les zones cibles d’une campagne d’affichage publicitaire ou de publipostage.

GÉRANT

Œ GÉRANT D’UN FONDS DE COMMERCE

Commerçant exploitant un fonds de commerce dans le cadre d’un contrat de location gérance.

 GÉRANT D’UNE SOCIÉTÉ

Personne physique mandatée par une société de personnes pour agir au nom et pour le compte de celle-ci. Une société peut comprendre plusieurs gérants.

On distingue :

- le gérant minoritaire, personne salariée, détenant moins de 50 % des parts sociales de la société ;

- le gérant majoritaire, personne détenant plus de 50 % des parts sociales et qui seule, a la qualité de commerçant. 

GESTION DE CENTRE VILLE

Ang. : Town center management (acr. : TOCEMA).

Politique publique visant à la promouvoir le commerce de centres villes marchands, sur le modèle de la gestion unifiée des centres commerciaux.

Animée par un gestionnaire de centre-ville (ang. : manager de centre ville), la gestion de centre ville repose principalement sur la mise en place d’outils de connaissance de l’organisation et du fonctionnement de l’offre de commerce (ex. : enquête consommateurs, observatoire du commerce, étude de l’offre de stationnement) et sur la mise en oeuvre d’actions de communication (ex. : journal, site Internet), de prospection (ex. : démarchage d’enseignes) et d’amélioration du confort de magasinage du chaland (ex. : emploi de « stewards » urbains).

La première forme de gestion de centre-ville a été mise en place en 1993, en Angleterre, dans la ville de Croydon.

GESTION DE LA RELATION CLIENT

Sig. : GRC.

Ensemble de méthodes et d’outils visant à adapter l’offre d’une entreprise commerciale aux besoins de ses clients, à partir d’une collecte et d’un traitement systématique et centralisé d’informations sur leurs caractéristiques, leur demande, leur comportement de consommation, leur comportement d’achat, leur niveau de satisfaction.

GESTION UNIFIÉE

Application d’une même politique de gestion locative et d’animation à un ensemble commercial.

GRAND COMMERCE

ΠGRAND COMMERCE

 Syn. : commerce concentré, grande distribution, groupe de distribution.

Ensemble des grandes entreprises du commerce intégré.

 GRAND COMMERCE

En France, ensemble des entreprises de commerce appartenant à l’une des catégories suivantes :

- le grand commerce alimentaire ;

- les grands magasins ;

- les entreprises de vente par correspondance employant au moins 100 salariés ;

- le grand commerce spécialisé.

GRAND COMMERCE ALIMENTAIRE

En France, ensemble des entreprises de commerce dont l’activité principale consiste à exploiter des supermarchés, des hypermarchés ou des magasins populaires.

GRAND COMMERCE SPÉCIALISÉ

Syn. : grand commerce non alimentaire en magasin spécialisé.

En France, ensemble des entreprises de commerce de détail répondant à l’un des critères suivants :

- employer au moins 100 salariés ;

- employer au moins 50 salariés et, soit exploiter au moins 10 points de vente, soit exploiter au moins un magasin de plus de 2.500 m2 de surface de vente.

GRANDE ENTREPRISE DE GRANDES SURFACES

Sig. : GEGS.

Entreprise du grand commerce alimentaire ou du grand commerce spécialisé.

GRANDE MARQUE

Marque nationale, ou internationale, de forte notoriété.

GRANDE OU MOYENNE SURFACE

Sig. : GMS.

Magasin de détail développant une surface de vente minimale de 300 m2.

GRANDES ET MOYENNES SURFACES

Ensemble des magasins de détail développant une surface de vente minimale de 300 m2.

GRANDE SURFACE

Ang. : big box, superstore.

Magasin de détail développant une surface de vente minimale de 700 m2.

On distingue :

- les Grandes surfaces alimentaires (sig. : GSA), 

- les Grandes surfaces spécialisées (sig. : GSS).

GRANDE SURFACE ALIMENTAIRE

Sig. : GSA.

Forme de grande surface comprenant les supermarchés (de plus de 700 m2 de surface de vente), les Grandes surfaces de frais (sig. : GSF) et les hypermarchés.

GRANDE SURFACE DE BRICOLAGE

Sig. : GSB.

Forme de grande surface. Magasin de détail discompte offrant un large assortiment de produits de bricolage (en moyenne 60.000 références) en vente en libre-service et en vente en libre-service assisté, sur une surface de vente minimale de 700 m2.

GRANDE SURFACE DE FRAIS

Sig. : GSF.

Forme de grande surface. Magasin de détail discompte offrant un large assortiment de produits frais en vente en libre-service, sur une surface de vente minimale de 700 m2.

GRANDE SURFACE DE SPORT

Sig. : GSS.

Forme de grande surface. Magasin de détail discompte offrant un large assortiment de d’articles de sport, en vente en libre-service, sur une surface de vente minimale de 700 m2.

GRANDE SURFACE SPÉCIALISÉE

Sig. : GSS.

Forme de grande surface non alimentaire. Ex. : Grandes surfaces de sport (sig. : GSS), Grandes surfaces de bricolage (sig. : GSB).

GRAND MAGASIN

Syn. : magasin à rayons multiples.

Ang. : department store.

Magasin de détail non spécialisé offrant un très large assortiment de produits (de 10.000 à plus de 100.000 références) à prédominance non alimentaire, en vente en libre-service et en vente en libre-service assisté, sur une surface de vente minimale de 2.500 m2.

Aristide Boucicaut a ouvert le premier grand magasin - le Bon Marché - en 1852, en France, dans la ville de Paris.

GRAND MAGASIN LIBRE SERVICE

En France, ancienne dénomination des hypermarchés.

GROSSISTE

Forme d’entreprise du commerce de gros dont l’activité principale consiste à acheter des marchandises pour les revendre à prix de gros à des clients intermédiaires (ex. : autres entreprises de commerce de gros, entreprises de commerce de détail, utilisateurs professionnels, collectivités). Les grossistes sont propriétaires des marchandises qu’ils écoulent, contrairement aux intermédiaires de commerce.

GROUPEMENT D’INTÉRÊT ÉCONOMIQUE

Sig. : GIE.

Organisation dotée de la personnalité morale, ayant pour objet de faciliter ou de développer l’activité économique de ses membres, d’améliorer ou d’accroître les résultats de cette activité. Un GIE ne peut réaliser de bénéfices pour lui-même et doit conserver un caractère auxiliaire par rapport à l’activité qu’il soutient.

La gestion du budget d’animation et de promotion d’un centre commercial est fréquemment assurée par un GIE, auquel les commerçants ont l’obligation d’adhérer et de cotiser.

GROUPEMENT DE DÉTAILLANTS

Syn. : groupement d’achat, groupement de commerçants de détail.

Forme de commerce associé. Ensemble d’entreprises de commerce de détail adhérentes à une centrale d’achat, engagées à suivre une politique d’achat commune.

HALLE

Bâtiment abritant un marché non sédentaire.

HORAIRES D’OUVERTURE

Période du jour durant laquelle un point de vente est ouvert à la clientèle.

L’étendue maximale des horaires d’ouverture d’un commerce est réglementée par des lois nationales (en Belgique : de 5h à 20h, à l’exception des magasins de nuit, en France : de 5 à 22 h, au Québec de 8 à 21h) et des arrêtés communaux.

Des dérogations nationales et locales existent en fonction de la nature de l’activité (ex. : débit de boisson), de la zone d’implantation du point de vente (ex. : zone touristique, zones de transit à l’exemple des gares routières et ferroviaires, des stations-service et des aéroports), de certains évènements calendaires (ex. : périodes de soldes, période de Noël).

HORS ZONE

Syn. : invasion commerciale.

Ensemble des achats effectués sur un territoire par une population résidant à l’extérieur de ce territoire. Par distinction avec évasion commerciale.

HYPERCENTRE

Dans un centre ville marchand, lieu marchand composé des axes marchands n°1 et n°1bis.

HYPERMARCHÉ

Forme de grande surface alimentaire discompte non spécialisé, offrant un large assortiment de produits (entre 40.000 et 130.000 références), à prédominance alimentaire, en vente en libre-service, sur une surface de vente supérieure à 2.500 m2.

On distingue quatre formats d’hypermarchés :

- les petits hypermarchés (syn. : Très grands supermarchés - sig. : TGS ; hypérette, mégasupermarché – B), hypermarchés développant une surface de vente comprise entre 2.500 m2 (2.250 m2 en Amérique du Nord) et 5.000 m2 (ou 4.000 m2 voire 3.500 m2 selon les conventions retenues par certains professionnels) ;

- les hypermarchés de taille moyenne : hypermarchés développant une surface de vente comprise entre 5.000 m2 et 10.000 m² (ou 8.000 m² pour certains professionnels) ;

- les grands hypermarchés :  hypermarchés développant une surface de vente comprise entre 10.000 m2 et 15.000 m2 ;

- les très grands hypermarchés : hypermarchés développant une surface de vente supérieure à 15.000 m2.

Maurice Cauwe a ouvert le premier hypermarché – un magasin Super Bazar – en 1961, en Belgique.

IDENTITÉ VISUELLE

Ensemble des signes de ralliement visibles d’une marque ou d’un produit. Ex. : nom, caractères typographiques, logotype, couleurs.

IMMATRICULATION

Enregistrement officiel de la dénomination sociale et du numéro d’identification d’une entreprise, au moment de sa création.

En France, les entreprises artisanales sont immatriculées au répertoire des métiers (syn. : registre des métiers) et les entreprises commerciales au Registre du commerce et des sociétés (sig. : RCS).

IMMOBILIER COMMERCIAL

Au sens large : secteur d’activité regroupant l’ensemble des entreprises spécialisées dans le financement, la construction, la promotion, la gestion et la commercialisation de locaux commerciaux.

Au sens strict : secteur d’activité regroupant l’ensemble des entreprises réalisant des transactions de locaux commerciaux et de fonds de commerce.

IMPLANTATION

Installation d’un point de vente sur un emplacement marchand.

L’expression s’applique également à l’installation des linéaires dans un magasin ou à l’installation des produits dans un rayon.

INDEMNITÉ D’ÉVICTION

Somme versée à un commerçant locataire par son bailleur, en compensation du non renouvellement de son bail commercial.

On distingue :

- l’indemnité principale, destinée à dédommager le commerçant évincé de la perte de son fonds de commerce ;

- l’indemnité de transfert, destinée à couvrir tous les frais supportés par le commerçant évincé, pour se rétablir dans des conditions équivalentes (ex. : honoraires d’agences immobilières, frais de déménagement et de réinstallation, frais d’actes et d’enregistrement). L’indemnité de transfert s’ajoute à l’indemnité principale dans le cas où le commerçant évincé souhaite poursuivre son activité et n’est pas relogé par son bailleur ;

- l’indemnité de déménagement. Elle se substitue à l’indemnité principale lorsque le bailleur offre au commerçant évincé un local commercial équivalent à celui dont il a été dépossédé.

INDEXATION

ΠINDEXATION

Encadrement de l’évolution d’un prix en fonction de la variation d’une grandeur économique de référence.

 INDEXATION

Référencement d’un site Internet à partir de la saisie de mots clefs.

INDICE D’ACHAT

Syn. : indice d’acquisition

Indicateur d’attraction d’un rayon. Rapport entre le nombre d’achats et le nombre de prises en main d’une famille de produits, dans un rayon.

INDICE D’ASSORTIMENT

Indicateur de l’ampleur d’un assortiment. Rapport entre le nombre de lignes de produits développées par un point de vente et le nombre de lignes de produits moyens développées par des points de vente comparables.

INDICE DE DISPARITÉ DE CONSOMMATION

Sig. : IDC.

En France, indice calculé par l’Assemblée des chambres françaises de commerce et d’industrie (sig. : ACFCI) et l’Institut national de la statistique et des études économiques (acr. : INSEE), traduisant les disparités régionales dans les dépenses de consommation des ménages. Les IDC servent notamment au calcul de marchés théoriques d’un territoire.

INDICE DE PARC DE STATIONNEMENT

Indicateur des besoins de stationnement d’un point de vente. Rapport entre le nombre de places de stationnement et la surface commerciale utile d’un point de vente. Ex. : en France, l’indice de parc de stationnement d’une grande surface alimentaire s’élève en moyenne à 0,1 (1/10, soit une place de stationnement pour 10 m2 de surface commerciale utile).

INDICE DE PÉNÉTRATION

Indicateur d’attraction d’un magasin. Rapport entre le taux de pénétration d’un magasin sur un segment de clientèle et son taux de pénétration sur l’ensemble de sa clientèle. Ex. : une pharmacie qui attire 50 % des habitants d’un quartier et en particulier 75 % des habitants de plus de 60 ans de ce même quartier obtient un indice de sensibilité sur les personnes âgées de 0,75/0,5 = 1,5. 

INDICE DE POUVOIR D’ACHAT

Sig. : IPA.

Syn. : Indice de richesse vive (sig. : IRV).

En France, indice calculé par l’institut Proscop, traduisant les disparités régionales de revenu des ménages. Les IPA servent notamment au calcul de marché théorique d’un territoire.

INDICE DE PROFITABILITÉ

Indicateur de la rentabilité d’un investissement.

Pour un investissement immobilier : rapport entre la somme actualisée des flux net de trésorerie et le capital initial investi.

Pour un investissement productif : rapport entre la capacité d’autofinancement d’une entreprise et son capital initial investi.

INDICE DE SATURATION

Indicateur d’intensité de la concurrence. Rapport entre le marché théorique et la surface de vente totale développée dans une famille de produit, sur un territoire déterminé.

INDICE DES LOYERS COMMERCIAUX

Sig. : ILC.

En France, indice intervenant dans le calcul de révision des baux commerciaux depuis 2008. L’ILC est formé à 50 % de l’indice des prix à la consommation, à 25 % de l’indice du coût de la construction et à 25 % de l’indice du chiffre d’affaires du commerce de détail en valeur.

INDICE DES PRIX

Indice mesurant la variation des prix d’un ensemble de biens et de services, pendant une période de référence. Ex. : indice des prix à la consommation, indice du coût de la construction.

INDICE DES PRIX À LA CONSOMMATION

Sig. : IPC.

Syn. : indice des prix de détail (B.), indice d’inflation.

Indice mesurant la variation du niveau général des prix de vente au détail des biens et services, pendant une période de référence. En France, l’IPC sert au calcul de l’indice des loyers commerciaux.

INDICE DU CHIFFRE D’AFFAIRES DU COMMERCE DE DÉTAIL EN VALEUR

Acr. : ICAV.

En France, indice calculé par l’Institut national de la statistique et des études économiques (acr. : INSEE) à partir de sources fiscales des entreprises de commerce, traduisant l’évolution mensuelle de leur chiffre d’affaires. L’ICAV sert au calcul de l’indice des loyers commerciaux.

INDICE DU COÛT DE LA CONSTRUCTION

Sig. : ICC.

B : indice du coût des matériaux de construction.

Indice mesurant la variation du prix de vente des matériaux de construction, ou des bâtiments neufs, pendant une période de référence. L’ICC sert au calcul de révision des loyers de baux commerciaux.

INTENTION D’ACHAT

Volonté d’accomplir un acte d’achat. Toute intention d’achat ne se traduit pas nécessairement par un acte d’achat.

INTERMÉDIAIRE DE COMMERCE

Forme d’entreprise de commerce de gros, dont l’activité principale consiste à mettre en relation des acheteurs et des vendeurs, ou à effectuer des opérations commerciales pour des tiers, contre la perception d’une commission.

On distingue, parmi les intermédiaires de commerce :

- les courtiers ;

- les commissionnaires ;

- les agents commerciaux ;

- les représentants de commerce ;

- les centrales d’achat ;

- les centrales de référencement.

À l’exception des centrales d’achat, les intermédiaires de commerce ne sont pas propriétaires des marchandises échangées, contrairement aux grossistes.

INTERNAUTE

Syn. : cybernaute, surfeur.

Personne utilisatrice du réseau Internet. Un internaute n’est pas nécessairement un acheteur en ligne.

INTERNET

Acronyme de l’expression anglo-saxonne « Interconnection Network ».

Ensemble mondial de réseaux télématiques interconnectés, utilisant un même protocole de communication. Internet constitue le principal support du commerce électronique.

INTERVALLE D’ACHAT

Mesure de la récence d’un achat.

JALONNEMENT

Suite de signes visuels destinée à faciliter l’orientation d’un client vers un lieu marchand.

JOURNÉE CONTINUE

Syn. : ouverture en continue.

Ouverture d’un point de vente au public, du matin au soir, sans interruption.

JOURS OUVRABLES

Jours réglementaires durant lesquels un point de vente est ouvert au public.

KIOSQUE MARCHAND

Petit édifice fixe ou mobile destiné à une activité commerciale exercée à titre temporaire  ou permanent. Ex. : kiosque à journaux, kiosque à fleur, kiosque à confiserie.

LIBERTÉ DE COMMERCE

Principe selon lequel toute personne est libre d’accéder à la profession de son choix et de l’exercer librement. La liberté de commerce n’est pas absolue. L’accès à certaines professions, comme l’exercice de certaines activités, est soumis à des règles visant notamment à garantir la protection de la concurrence, du consommateur, de l’environnement et de l’ordre public (hygiène, sécurité).

LICENCE

ΠLICENCE COMMERCIALE

Contrat par lequel une personne titulaire d’un ou de plusieurs droits de propriété intellectuelle (ex. : marque, brevet), en concède le droit d’utilisation ou d’exploitation à une autre - le licencié ou concessionnaire, pendant une période déterminée, en contrepartie  de la perception d’une redevance.

On distingue :

- le contrat de licence exclusive, où le concédant s'engage à ne pas exploiter ses droits de propriété pendant toute la durée du contrat, par distinction avec le contrat de licence non exclusif ;

- le contrat de licence partielle, où le concédant concède qu’une partie des droits de propriété intellectuelle dont il est titulaire, par distinction avec le contrat de licence totale.

 LICENCE ADMINISTRATIVE

Autorisation d’exploitation délivrée par l’administration publique nécessaire à l’exercice de certaines activités réglementées. Ex. : licence administrative de débit de boisson (en France : Licences I, II, III et IV).

LIEN COMMERCIAL

Syn. : annonce payante, lien promotionnel.

Forme de publicité sur Internet. Offre commerciale apparaissant avec les résultats d’une requête effectuée sur un moteur de recherche.

LIEU MARCHAND

Lieu physique, ou virtuel, où est exercée une activité commerciale. Ex. : rayon, magasin, site marchand, ensemble commercial.

LIGNE DE CAISSE

Syn. : batterie de caisses.

Alignement de meubles de caisse, disposé à la sortie des magasins pratiquant la vente en libre-service.

LIGNE DE PRODUITS

Syn. : catégorie de produits.

Dans une gamme ou un assortiment, sous-ensemble de produits répondant à un même besoin de consommation.

LINÉAIRE

Œ LINEAIRE DE PRODUIT

Longueur d’exposition de produits, développée dans un magasin.

On distingue :

- le linéaire au sol, égal à la longueur d’un rayon de produits ;

- le linéaire développé, égal à la longueur d’un rayonnage de produits.

 LINEAIRE DE VITRINE

Longueur d’exposition de vitrines de magasins, développé sur un lieu marchand.

LISIBILITÉ

Aptitude d’un signe à être vu et compris par le plus grand nombre d’individus. Ex. : lisibilité du positionnement de marché d’un concept, lisibilité d’un linéaire de produits, lisibilité d’une enseigne.

La lisibilité constitue un des facteurs de commercialité d’un emplacement marchand.

LIVRAISON

Acheminement et remise matérielle d’une marchandise par le fournisseur (ou par un tiers agissant pour son compte) à son acquéreur.

LOCAL COMMERCIAL

Syn. : cellule commerciale, murs commerciaux.

Immeuble destiné à l’exercice d’une activité commerciale accessible au public.

L’usage d’un local à des fins commerciales est soumis à des règles en matière notamment d’urbanisme, d’hygiène, de salubrité, de sécurité et d’horaires d’ouverture au public.

LOCATION

Cession de la jouissance d’un bien en contrepartie d’un loyer.

LOCATION GÉRANCE

Contrat par lequel le propriétaire d’un fonds de commerce en concède la location à un gérant, qui l’exploite à ses risques et périls.

LOCOMOTIVE COMMERCIALE

Syn. : commerce locomoteur.

Dans un ensemble commercial, magasin le plus fréquenté.

LOGISTIQUE

Ang. : supply chain.

Activité consistant à optimiser les flux de marchandises (prise de commande, transport, stockage, livraison, traçabilité, délais, sécurité) depuis leur lieu de production jusqu’à leur lieu de mise à disposition au client final.

LOI DE L’OFFRE ET DE LA DEMANDE

Loi économique selon laquelle la demande de consommation d’un produit croît au fur et à mesure que son prix baisse. Il existe de nombreuses exceptions à la loi de l’offre et de la demande (ex. : effet d’anticipation, effet cliquet, effet d’imitation, effet Giffen, effet Veblen).

LOI D’ENGEL

Loi établie, en 1857, par le statisticien Ernst Engel, selon laquelle, la part des dépenses de consommation alimentaires dans le budget global de consommation des ménages diminue, au fur et à mesure que leur revenu s’accroît.

LOI DE PARÉTO

Syn. : loi des 80/20.

Loi inspirée d’une observation de l’économiste italien Vilfredo Pareto (il constata que 80 % des richesses de son pays étaient détenues par 20 % de la population) selon laquelle 20 % des causes contribuent à 80 % des conséquences d’un phénomène. La loi de Pareto trouve de nombreuses applications en gestion commerciale. Ex. : 20 % des fournisseurs contribuent à 80 % du stock, 20 % des clients contribuent à 80 % du chiffre d’affaires.

LOI DES RENDEMENTS DÉCROISSANTS

Loi économique formulée par Turgot, ministre du roi de France Louis XVI, selon laquelle, à partir d’un certain seuil, la production d’une entreprise augmente moins vite que les ressources nécessaires à son activité. Ex. : au-delà d’une certaine surface de vente, les rendements linéaires d’un format de vente décroissent.

LOT DE COPROPRIÉTÉ

Dans une copropriété, élément constitué :

- d’une partie privative (ex. : un local commercial) réservée à l’usage exclusif de son propriétaire ;

- d’une quote-part des parties communes (ex. : mail commercial, parc de stationnement), exprimée en tantième (généralement des millièmes).

La répartition des quotes-parts détermine la répartition des charges de copropriété affectées à chaque copropriétaire.

LOTISSEMENT COMMERCIAL

Syn. : Parc d’activités commerciales (acr. : PAC).

Forme d’ensemble commercial. Ensemble foncier, situé généralement en périphérie de ville, aménagé et divisé en lots destinés à l’implantation de magasins de détail, en majorité des grandes ou moyennes surfaces spécialisées.

Un lotissement commercial ne fait pas l’objet d’une gestion unifiée, contrairement à un parc commercial.

LOYER

Prix de la location d’un bien.

Le montant du loyer d’un local commercial est fixé librement par les parties. Sa révision peut en revanche être encadrée par des dispositions réglementaires (comme en Belgique et en France).

LOYER ADDITIONNEL

Ensemble des charges locatives supportées par le locataire d’un bien immobilier, qui s’ajoutent à son loyer de base.

LOYER DE BASE

Somme versée par le preneur d’un bail à son bailleur, composée du loyer et d’un dépôt de garantie.

LOYER DE MARCHÉ

Niveau de loyer d’un local commercial, résultant de la loi de l’offre et de la demande en immobilier commercial, sur son marché local. Un loyer de marché s’exprime en référence à une période (mois, trimestre ou années) ou en €/m²/an.

LOYER DÉPLAFONNÉ

Syn. : loyer clause recette.

Loyer dont les augmentations intervenant lors de la révision et du renouvellement du bail relèvent uniquement de l’accord entre les parties. Dans le cas des baux commerciaux, les loyers déplafonnés peuvent prendre une forme binaire ou à pourcentage. Un loyer binaire comprend une part de loyer fixe (syn. : loyer minimum garanti – sig. : LMG) à laquelle s’ajoute une part de loyer variable, définie en fonction d’un pourcentage du chiffre d’affaires et déclenchée au-delà d’un certain seuil d’activité. Un loyer à pourcentage correspond à un pourcentage du chiffre d’affaires, ou à un loyer minimum, lorsque le pourcentage obtenu lui est inférieur.

LOYER D’EXPLOITATION

Loyer moyen d’un bail commercial, pratiqué pour un type d’activité. Un loyer d’exploitation s’exprime en % du chiffre d’affaires.

LOYER PLAFONNÉ

Syn. : loyer capé

Loyer dont les augmentations intervenant lors de la révision et du renouvellement du bail sont encadrées par des dispositions réglementaires qui s’imposent aux parties.

LOYER PROGRESSIF

Loyer dont les mensualités augmentent progressivement pendant une période déterminée.

MACROSEGMENTATION

Démarche de segmentation visant  définir des couples produits/marchés.

MACROZONE

Zone de chalandise d’une ville, définie à partir de son offre en équipements publics (ex. : écoles, hôpital) et privés (ex. : équipement commercial). Une macrozone est composée de plusieurs microzones.

MAGASIN

ΠMAGASIN

Syn. : entrepôt, réserve.

Espace où sont entreposées des marchandises.

 MAGASIN

Dans un commerce, espace accessible à la clientèle, où sont exposées et vendues des marchandises. Par extension : point de vente.

MAGASINAGE

MULTIFRANCHISE

Forme de contrat de franchise où le franchisé exploite plusieurs points de vente à l’enseigne d’un même franchiseur.

MULTIMARQUE

Magasin de détail offrant  un assortiment de plusieurs marques de vêtements.

MUTATION COMMERCIALE

Changement de propriétaire d’un fonds de commerce.

NIVEAU DE VIE

Indicateur de niveau de revenu.  Rapport entre le revenu disponible d’un ménage et le nombre d’unités de consommation qui le compose.

NOMENCLATURE D’ACTIVITÉ

Systèmes d’identification et de classification des activités et des produits des entreprises, élaborés par les organisations non gouvernementales et par les Etats, à des fins statistiques et de planification de politiques économiques.

On distingue :

- au plan international : la Classification internationale type des industries (acr. : CITI), élaborée par l’Organisation des nations unies (acr. : ONU) ;

- au plan supranational : la Nomenclature des activités de la communauté européenne (acr. : NACE) et le Système de classification des industries de l’Amérique du Nord (acr. : SCIAN ; ang. : North american industry classification system – sig. : NAICS) qui dérivent de la CITI ;

- au plan national : la NACE-BEL en Belgique, la Nomenclature d’activité française (acr. : NAF) en France et la SCIAN Canada, dérivée de la SCIAN.

Toute entreprise reçoit, lors de sa création, un numéro d’identification de l’administration publique, attribué en référence à la nomenclature d’activité de son pays. Ex. : Code d’activité principale exercée (abr. : code APE) en France, code NACE-BEL en Belgique.

NOTORIÉTÉ

Degré de connaissance d’une marque dans le public.

On distingue :

- la notoriété assistée : % de personnes reconnaissant une marque, parmi une liste où elle figure ;

- la notoriété spontanée : % de personnes citant la marque, sans que l’on ne la lui remémore.

La notoriété d’un site marchand est mesurée par son rang de référencement.

OBSERVATOIRE DÉPARTEMENTAL DE L’ÉQUIPEMENT COMMERCIAL

En France, outil d’urbanisme commercial mis en place depuis 1993 dans chaque département, chargé de collecter les informations sur l’évolution des ouvertures des établissements de commerce de détail et, depuis 2001, d’élaborer les schémas de développement commercial.

OBSOLESCENCE

Dépréciation d’un bien conçu dans le passé (ex. : un logotype, un produit, un centre commercial, une devanture de magasin), qui ne répond plus à la demande du présent.

OCCASION

ΠOCCASION

Offre avantageuse.

 OCCASION

Bien d’occasion.

OFFRE

ΠOFFRE

En économie, quantité de biens destinés à être vendus sur un marché.

 OFFRE

En mercatique, proposition commerciale destinée à satisfaire une demande de consommation.

PANIER DE VENTE MOYEN

Sig. : PVM.

Syn. : caddie moyen (dans une grande surface alimentaire), ticket moyen.

Dépense moyenne des clients dans un magasin. Le PVM d’un magasin se calcule en divisant son chiffre d’affaires par le nombre total de ses encaissements, pendant une période déterminée.

PARC

Ensemble de biens durables de même catégorie, en usage sur un territoire. Ex. : Parc automobile, parc des téléviseurs à écran plat.

PARC COMMERCIAL

Ang. : retail park.

Forme d’ensemble commercial. Centre commercial ouvert composé en majorité de moyennes surfaces spécialisées. En France, le premier parc commercial a ouvert en 2001, dans la ville de Chambly.

PARC DE STATIONNEMENT

Ang. : car park, parking.

Ensemble immobilier aménagé et équipé pour le stationnement gratuit ou payant de véhicules.

On distingue les parcs de stationnement :

- souterrains :

- de surface (syn. : parc de stationnement en nappe),

- en étage (syn. : parc de stationnement en silo).

La catégorie des parcs de stationnement en ouvrage regroupe les parcs souterrains et les parcs en étage.

Un parc de stationnement peut offrir différents services à ses usagers. Ex.  : entretien et lavage des véhicules, voiturier, sanitaires, distributeurs automatiques de boissons, consignes, prêts de paniers, de parapluie et de vélos, service de transport collectif par navette).

PART DE MARCHÉ

Sig. : PDM.

Syn. : taux de couverture de marché, taux d’emprise de marché.

Indicateur de couverture de marché. Rapport en % entre le chiffre d’affaires d’un commerce et l’ensemble de la demande de consommation de son marché.

PART DE MARCHÉ RELATIVE

Indicateur de couverture de marché. Rapport en % entre le chiffre d’affaires d’un commerce et le chiffre d’affaires du commerce chef de file (ou le chiffre d’affaires moyen des principaux commerces), sur son marché.

PARTIES COMMUNES

Dans une copropriété, espaces réservés à un usage collectif non privatif. Ex. dans un centre commercial : mail commercial, parc de stationnement de la clientèle, sanitaires publics, locaux administratifs. Par distinction avec parties privatives.

PARTIES PRIVATIVES

Dans une copropriété, espaces réservés exclusivement à l’usage de son propriétaire. Ex. dans un centre commercial : local commercial. Par distinction avec parties communes.

PASSAGE COUVERT

Galerie marchande desservie par un mail, couvert généralement d’une verrière et relié

à des rues. Le premier passage couvert – le passage Feydeau – a ouvert en 1791, en France, dans la ville de Paris. La plupart des passages couverts ont été édifiés au cours de la première moitié du XIXe siècle.

PASSAGE EN CAISSE

Indicateur de la fréquentation d’un magasin. Nombre de clients effectuant un achat dans un magasin, pendant une période définie.

Le nombre d’acheteurs ne doit pas être confondu avec le nombre de visiteurs d’un magasin.

PATENTE

En France, ancien impôt auquel étaient assujettis les commerçants et artisans. La patente a été remplacée par la taxe professionnelle en 1976.

PAYER PRENDRE

Syn. : payer emporter.

Ang. : cash & carry.

Magasin de gros discompte, offrant un assortiment de produits en vente en libre-service, à charge pour le client d’assurer l’emballage et le transport de ses achats.

PÉRIPHÉRIE

Bande de territoire située autour de la ville centre d’une agglomération urbaine, où se concentre généralement la majorité des établissements du grand commerce.

La notion de « commerce de périphérie » est parfois utilisée de manière réductrice comme synonyme de grand commerce.

PETIT COMMERCE

Notion polysémique désignant :

- une petite entreprise commerciale, par distinction avec des entreprises de commerce de taille plus importante ;

- une commerce traditionnel, par opposition à un commerce moderne ;

- une boutique, par distinction avec un magasin de grande ou moyenne surface.

PETIT MAGASIN À RAYONS MULTIPLES

Ang. : Junior department store.

Magasin de détail non spécialisé, offrant un large assortiment de produits de moyen-haut de gamme, à prédominance non alimentaire, en vente en libre-service assisté, sur une surface de vente inférieure à 2 500 m2.

Le concept, formule intermédiaire entre le magasin populaire et le grand magasin, est présent surtout dans les pays anglo-saxons.

PIÉTONISATION

Opération d’aménagement visant à limiter (on parle alors de semi piétonisation) ou à interdire la circulation de véhicules motorisés sur une ou plusieurs voies d’un centre ville.

La première opération de piétonisation de rue de centre ville a été réalisée en 1959, aux Etats-Unis, dans la ville de Kalamazoo (État du Michigan).

PLAN DE CIRCULATION

Document d’urbanisme établi par les collectivités locales, fixant les modalités d’usage de leur réseau viaire (ex. : sens de circulation, limitation ou interdiction d’usage à certains véhicules).

Certaines communes disposent de documents de portée plus large, exposant leur stratégie de développement de leur offre de transport des marchandises et des personnes, en fonction de leurs perspectives de développement urbain. Ex. en France : Plans de déplacement urbain (sig. : PDU), élaborés par les communes ou groupement de communes de plus de 100.000 habitants.

PLAN DE MARCHANDISAGE

Syn. : plan d’implantation.

Ang. : plan de merchandising.

Œ PLAN DE MARCHANDISAGE D’UN ENSEMBLE COMMERCIAL

Syn. : plan d’aménagement.

Document graphique représentant la répartition des différents espaces réservés à l’implantation des magasins et à l’aménagement des voies de circulation dans un ensemble commercial.

 PLAN DE MARCHANDISAGE D’UN MAGASIN

Syn. : plan d’agencement, plan d’aménagement.

Document graphique représentant la répartition des différents espaces réservés à l’implantation des rayons et des meubles de caisses et à l’aménagement des allées de circulation dans un magasin. L’agencement d’un magasin doit satisfaire des conditions de praticité et de lisibilité tant du point de vue du personnel du magasin (ex. : pour faciliter le  réassortiment, limiter la démarque inconnue) que de la clientèle (ex. : pour faciliter son orientation dans les rayons, fluidifier et sécuriser les circulations, assurer la visibilité des produits).

On distingue :

- le plan d’agencement en grille (syn. : plan d’agencement en quadrillage), où les rayons sont disposés perpendiculairement à l’allée centrale du magasin (ex. : plan de marchandisage d’une grande surface alimentaire) ;

- le plan d’agencement en boucle, où les rayons sont disposés en îlot à l’intérieur de l’allée périmètre du magasin (ex. : plan de marchandisage d’un grand magasin) ;

- le plan d’agencement libre, où les rayons sont répartis de manière hétérogène sur la surface de vente du magasin (ex. : plan de marchandisage d’une boutique de prêt-à-porter de mode).

Ž PLAN DE MARCHANDISAGE D’UN LINÉAIRE

Syn. : plan d’assortiment, planogramme.

Document graphique représentant la répartition des différents espaces réservés à l’implantation de chaque référence de produits dans un rayon.  

PLAN DE MARCHÉAGE

Syn. : Plan d’actions commerciales (acr. : PAC), plan mercatique.

Ang. : plan marketing, marketing mix, mix marketing.

Traduction de la stratégie mercatique d’une entreprise en un programme d’actions. Ce programme d’action est traditionnellement défini à travers le choix d’une combinaison de quatre variables stratégiques, identifiées et réunies en 1960 par E. Jerome McCarthy sous le sigle des 4 P : « product, price, place, promotion » (produit, prix, distribution, publicité).

Le plan de marchéage d’un point de vente (ang. : retailing mix) se rapporte plus précisément à la définition de :

- sa localisation ;

- son assortiment et son offre de services annexes à la vente ;

- ses prix et de ses actions de promotion des ventes ;

- son plan de marchandisage ;

- son plan de campagne de communication.

PLAN DE RÉIMPLANTATION

Document graphique présentant les modifications à apporter à l’implantation des rayons ou des produits d’un magasin.

PLAN MASSE

Représentation graphique de l’emplacement, de l’orientation, du périmètre et de la surface d’un immeuble.

PLATE-FORME LOGISTIQUE

Lieu de regroupement et de fractionnement de lots de marchandises en transit. Une plate-forme logistique exerce généralement son activité à une échelle régionale ou nationale.

PLURIFRANCHISE

Forme de contrat de franchise où le franchisé exploite plusieurs points de vente à l’enseigne de plusieurs franchiseurs.

POINT DE VENTE

Magasin disposant d’une surface de vente accessible à la clientèle. Par distinction avec magasin (au sens d’entrepôt) ou magasin virtuel.

POINT MULTISERVICES

En milieu rural, commerce de détail alimentaire ou à prédominance alimentaire (ex. : alimentation générale, boulangerie, boucherie-charcuterie) exerçant diverses activités complémentaires : débit de tabac, presse, vente de jeux de loterie nationale, d’articles de chasse et de pêche, de combustibles, mise à disposition de moyens de télécommunication (ex. : télécopie, Internet, photocopie), dépôt d’articles pour entretien ou réparation (ex. : pressing, clef minute, cordonnerie), point relais poste, point relais colis…

POLARISATION (COMMERCIALE)

Phénomène de desserrement du maillage commercial d’un territoire résultant du renforcement (par création ou extension) de ces pôles commerciaux.

POLARITÉ COMMERCIALE

Différence d’attraction commerciale entre deux lieux marchands dont les zones de chalandise sont contiguës.

PÔLE COMMERCIAL

Syn. : pôle marchand.

Concentration géographique de magasins, générant des économies d’agglomération.

On distingue les pôles commerciaux selon :

- leur localisation géographique (ex. : pôle de quartier, pôle de gare, pôle de centre ville, pôle d’entrée de ville, pôle de périphérie) ;

- leur attraction (ex. : pôle de proximité, pôle de transit, pôle rayonnant) ;

- leur secteur d’activité dominant (ex. : pôle alimentaire, pôle de culture-loisirs, pôle de services).

PÔLE D’ENTRÉE DE VILLE

Pôle commercial situé en bordure d’un axe à l’entrée d’une agglomération urbaine, composé de magasins de moyennes surfaces implantés généralement sans plan de marchandisage d’ensemble (en particulier, chaque moyenne surface dispose généralement de son propre accès et de son propre parc de stationnement)

POLYGONE DE THIESSEN

Méthode de délimitation de la zone de chalandise d’un lieu marchand, inspirée des travaux du météorologiste américain Alfred H. Thiessen sur la dispersion spatiale des précipitations (début du XXe siècle), consistant à relier sur une carte géographique, les points situés à égale distance d’un lieu marchand et de ses concurrents proches.

PORTÉE

Distance ou temps de trajet maximum acceptée par un client pour se rendre sur un lieu marchand.

POSITIONNEMENT DE MARCHÉ

Syn. : positionnement mercatique.

Ensemble des attributs d’une marque ou d’un produit, lui permettant de se démarquer de la concurrence.

POUVOIR D’ACHAT

Œ POUVOIR D’ACHAT DE LA MONNAIE

Quantité de bien qui peut être achetée par une unité de monnaie. Le pouvoir d’achat d’une monnaie est fonction des variations de sa valeur (renchérissement ou dépréciation) et des variations du niveau général des prix (inflation ou déflation).

 POUVOIR D’ACHAT DU CONSOMMATEUR

Quantité de bien que le consommateur peut acheter avec son revenu net. Le pouvoir d’achat du consommateur est fonction des variations de son revenu net (augmentation ou diminution du revenu et de l’impôt sur le revenu) et des variations du niveau général des prix (inflation ou déflation).

PRENEUR

Syn. : locataire.

Personne bénéficiant de la jouissance d’un bien mobilier ou d’un bien immobilier, dans le cadre d’un contrat de bail. Par distinction avec le bailleur.

PRESSION LOCATIVE

Rapport entre l’offre et la demande en locaux commerciaux à la location, sur un marché.

PRIX

Expression de la valeur d’échange d’un bien, en unité de monnaie.

Le prix d’un bien ne doit pas être confondu avec son coût de revient.

PROCESSUS D’ACHAT

Succession d’étapes conduisant le consommateur à la transformation d’une intention d’achat en un acte d’achat.

PROCESSUS DE CONSOMMATION

Succession d’étapes conduisant le consommateur à la transformation d’un besoin de consommation en un acte de consommation.

Un processus de consommation se déroule en cinq principales étapes  :

- reconnaissance du besoin ;

- recherche de réponses permettant de satisfaire ce besoin ;

- évaluation des réponses identifiées ;

- décision (choix d’une réponse ou, à défaut, recherche de nouvelles réponses) ;

- évaluation de la satisfaction apportée par la réponse choisie.

Chaque nouvelle expérience de consommation conduit le consommateur à reconfigurer les étapes de recherche, d’évaluation et de décision de son processus de consommation.

PRODUIT

ΠPRODUIT

En économie, bien ou service résultant d’une activité de production.

 PRODUIT

En comptabilité, recette engendrée par l’activité d’une entreprise, au cours d’un exercice. Par opposition à charge.

PRODUIT DE GRANDE CONSOMMATION

Sig. : PGC.

Produit caractérisé par un volume et une fréquence élevés d’achat. Ex. : café, shampoing.

PROGRAMME DE FIDÉLISATION

Syn. : programme de fidélité

Ensemble d’opérations commerciales visant à renforcer la fidélité d’un client à une marque ou à un produit. Ex. : club client, invitation à une avant-première, soldes privées, cartes de fidélité.

PROMOTION IMMOBILIÈRE

Secteur d’activité regroupant l’ensemble des entreprises spécialisées dans la réalisation d’opérations immobilières (édification ou restructuration d’immeubles), depuis leur conception (programmation, conception architecturale, plan de financement, montage juridique, phasage des travaux...) jusqu’à leur commercialisation, à titre personnel (l’entreprise agit dans ce cas comme promoteur-investisseur) ou pour le compte de tiers.

PROMOTION DES VENTES

Ensemble d’opérations commerciales mises en oeuvre temporairement par une entreprise commerciale (fabricant ou distributeur) pour stimuler la demande de consommation de ses clients et pour accroître le volume et la valeur de ses ventes.

On distingue notamment :

- les offres de réduction de prix (ex. : offre de remboursement, offre exceptionnelle, offre spéciale, remise en argent, reprise d’article, soldes, 3 pour 2, vente éclair, vente groupée, vente jumelée, vente avec reprise, vente privée, vente réclame) ;

- les ventes avec primes  (ex. : appariement, prime contenant, prime croisée, prime directe, prime par accumulation, prime produit, prime différée, prime auto-payante, offre de parrainage, offre girafe) ;

- les jeux (ex. : loterie promotionnelle, concours) ;

- les offres d’essai (ex. : avant-première, cadeau gratuit, essai gratuit, démonstration, échantillon gratuit, dégustation gratuite).

PROPENSION À CONSOMMER

Indicateur économique mesurant la part de revenu qu’un consommateur ou qu’un ménage consacre à ses dépenses de consommation.

PROPENSION À ÉPARGNER

Indicateur économique mesurant la part de revenu qu’un consommateur ou qu’un ménage consacre à son épargne.

PROPRIÉTAIRE BAILLEUR

Propriétaire d’un bien immobilier (ex. : un local commercial) mis en location.

PROPRIÉTAIRE EXPLOITANT (COMMERÇANT)

Commerçant propriétaire des murs du local commercial où il exploite son activité.

PROPRIÉTÉ

Droit exclusif et absolu pour une personne d’utiliser un bien (usus), d’en percevoir un revenu (fructus) et d’en disposer (abusus) comme elle l’entend (par ex. : en le modifiant, en le détruisant, en le louant ou en le vendant), dans les limites de la loi.

PROPRIÉTÉ COMMERCIALE

Syn. : droit au bail, droit au renouvellement au bail.

En France, droit conférant à un commerçant locataire d’un local commercial le renouvellement indéfini de son bail à son expiration ou, à défaut, la perception d’une indemnité. La propriété commerciale peut être cédée à un repreneur.

PROPRIÉTÉ HORIZONTALE

Dans un immeuble, désignation de l’ensemble des lots situés en rez-de-chaussée.

PROPRIÉTÉ VERTICALE

Dans un immeuble, désignation de l’ensemble des lots situés en sous-sol et en étages.

PYRAMIDE DE MASLOW

Théorie formalisée en 1943, par le psychologue américain Abraham Maslow, selon laquelle les besoins humains peuvent être classés en 5 niveaux hiérarchiques (schématisés sous la forme d’un empilement pyramidal), un niveau de besoin ne pouvant être satisfait que si les niveaux inférieurs sont eux-mêmes satisfaits.

A. Maslow distingue, de la base au sommet de sa pyramide :

- les besoins physiologiques (ex. : respirer, se nourrir, dormir) ;

- les besoins de sécurité (ex. : s’abriter, se protéger, protéger ses biens) ;

- les besoins d’appartenance (ex. : être aimé des autres, être intégré à un groupe) ;

- les besoins d’estime (ex. : être reconnu dans un groupe) ;

- les besoins d’accomplissement (ex. : s’épanouir).

4 C

Π4 C

Règle établie en 1990 par l’économiste Robert Lauterborn, selon laquelle le plan de marchéage d’une entreprise repose sur la combinaison de quatre principales variables stratégiques – les 4 C - « customer, cost, convenience, communication » (client, coût, commodités, communication). Un commerce doit identifier et satisfaire les besoins de ses clients, de manière économique, pratique, en développant une communication efficace.

 4 C

Sigle d’une méthode d’entretien de vente en 4 étapes : Contacter, Connaître, Convaincre, Conclure.

4 FOIS 20

Expression mnémotechnique résumant les principaux critères à partir desquels se fonde l’opinion d’un client sur un vendeur, lors d’une première prise de contact direct :

- les 20 premiers pas ;

- les 20 cm du visage ;

- les 20 premiers mots ;

- les 20 premières secondes.

4 P

Règle établie en 1960  par E. Jerome McCarthy, selon laquelle le plan de marchéage d’une entreprise repose sur la combinaison de quatre principales variables stratégiques – les 4 P - : « product, price, place, promotion » (produit, prix, place, promotion ou communication).

Une entreprise doit proposer le bon produit, au bon prix, à la bonne place, à l’aide d’une communication efficace. Cette règle a fait l’objet de nombreuses adaptations (ex. : 4 C).

RADIO IDENTIFICATION

Ang. : Radio frequency identification (sig. : RFID).

Technologie permettant de stocker et de lire à distance des informations contenues dans des puces électroniques. Ex. : étiquettes électroniques intelligentes.

RAISON SOCIALE

Dénomination sociale d’une société civile et de certaines sociétés de personnes, formée du nom d’un ou de plusieurs de ses associés, suivi de « et associés » ou « et compagnie » (abr. : & Cie). Ex. : « Trembaly, Gagnon, Roy et associés ».

RAYON

Dans un magasin, espace d’exposition réservé à une famille de produits (ex. : rayon literie dans un magasin d’ameublement) ou à un univers de produits (ex. : rayon plein air dans un grand magasin).

RAYON LS

Abréviation de rayon en libre-service

RÉASSORTIMENT

Syn. : mise en rayon, réassort.

Approvisionnement des rayons d’un magasin.

RÉFÉRENCE

Identification d’un ensemble de produits conçus à partir d’un même modèle.

RÉFÉRENCEMENT

Œ RÉFÉRENCEMENT D’UN PRODUIT

Opération consistant pour un commerçant à ajouter la référence d’un produit d’un fournisseur, à la liste de celles qu’il offre à la vente.

 RÉFÉRENCEMENT D’UN SITE MARCHAND

Inscription d’un site marchand sur la base de données d’un moteur de recherche.

RÈGLE DES 3-2

Règle selon laquelle tout lancement d’un réseau de distribution doit être précédé d’un test d’exploitation de 3 magasins pilotes durant au moins 2 années.

RÈGLE DES 3-3-3

Règle selon laquelle la fréquentation de certains magasins se concentre trois mois par an, trois jours par semaine et trois heures par jour. Ex. : les jardineries attirent une clientèle principalement de mars à mai, du vendredi au dimanche, de 17 à 20h.

RÈGLEMENT DE COPROPRIÉTÉ

Document écrit fixant la destination et les conditions de jouissance des différents lots d’un immeuble, ou d’un groupe d’immeubles détenu en copropriété, ainsi que les droits et les obligations de chaque copropriétaire.

RÈGLEMENT DE PUBLICITÉ

Ensemble de règles définies par l’administration publique, relatives à l’installation et à l’exploitation de supports de communication sur le domaine public.

RÈGLEMENT D’OCCUPATION DU DOMAINE PUBLIC

Ensemble de règles définies par les communes relatives à l’occupation à titre privé du domaine public.

RÉIMPLANTATION

Technique de marchandisage consistant à modifier l’implantation des rayons ou des produits dans un magasin afin de créer un effet de nouveauté.

RENDEMENT DU PERSONNEL

Indicateur de performance. Rapport entre le chiffre d’affaires d’un commerce et le nombre de ses emplois en équivalent temps plein (ou le nombre d’heures travaillées par ses employés).

RENDEMENT LINÉAIRE

Syn. : productivité du linéaire.

Indicateur de performance.

Pour un rayon : rapport entre le chiffre d’affaires du rayon et son linéaire développé.

Pour un point de vente : rapport entre le chiffre d’affaires du point de vente et son linéaire développé.

RENDEMENT PAR m2

Indicateur de performance. Rapport entre le chiffre d’affaires d’un point de vente et sa surface de vente.

RÉNOVATION

Opération de remise à neuf d’une construction. Les grands centres commerciaux sont rénovés en moyenne tous les 7 à 10 ans.

RENTABILITÉ

Indicateur de performance. Rapport entre un bénéfice et le placement ou l’investissement en capital nécessaire à sa réalisation.

On distingue différents indicateurs de rentabilité d’une entreprise :

- rentabilité commerciale (syn. : profitabilité) : rapport entre le bénéfice net et le chiffre d’affaires hors taxes ;

- rentabilité d’exploitation : rapport entre la capacité d’autofinancement et le chiffre d’affaires hors taxes ;

- rentabilité économique (syn. : taux de profit) : rapport entre le bénéfice net et l’actif ;

- rentabilité financière : rapport entre le bénéfice net et les fonds propres.

RENTABILITÉ LINÉAIRE

Indicateur de performance d’un linéaire. Rapport entre le bénéfice d’un point de vente et son linéaire développé.

RENTABILITÉ LOCATIVE

Indicateur de performance d’un bien immobilier. Rapport entre le revenu locatif net d’un bien immobilier et son prix d’achat.

RENTABILITÉ PAR m2

Indicateur de performance. Rapport entre le bénéfice d’un point de vente et sa surface de vente.

RÉSEAU DE DISTRIBUTION

Syn. : réseau d’enseigne, réseau de points de vente.

Ensemble de points de vente liés financièrement (cas du commerce intégré) ou par un contrat de distribution (cas du commerce associé) à une tête de réseau.

RÉSERVES

Œ RÉSERVES FINANCIÈRES

Fonds conservés en prévision de nouveaux besoins de financement.

Une réserve dont l’affectation est définie constitue une provision.

 RÉSERVES D’UN LOCAL COMMERCIAL

Lieu de stockage de marchandises situé dans l’arrière-boutique d’un point de vente.

RÉVISION (DE BAIL)

Réévaluation du montant de loyer d’un contrat de bail en cours. En Belgique comme en France, les révisions de loyers des baux commerciaux sont encadrées par des dispositions légales.

REZ-DE-CHAUSSÉE COMMERCIAL

Pied d’immeuble aménagé d’un (ou plusieurs) local commercial.

ROTATION COMMERCIALE

Indicateur d’attraction d’un marché d’immobilier commercial.

Rapport en % entre le nombre de mutations commerciales et le parc de locaux commerciaux d’un lieu marchand, pendant une période déterminée.

ROTATION DE STOCK

Fréquence de réapprovisionnement d’un stock, pendant une période déterminée.

On distingue :

- la rotation physique d’un stock : rapport entre les ventes en volume d’un magasin et son stock moyen en volume ;

- la rotation financière d’un stock : rapport entre le chiffre d’affaires d’un magasin et son stock moyen en valeur.

ROUTE DU MEUBLE

Pôle d’entrée de ville composé en majorité de moyennes surfaces d’équipement de la maison.

RUE MARCHANDE

Voie urbaine, parfois piétonne, bordée de rez-de-chaussée commerciaux.

RUE PIÉTONNE

Rue ayant fait l’objet d’une opération de piétonisation.

SCHÉMA D’URBANISME COMMERCIAL

En France, document d’urbanisme fixant les orientations de l’administration publique en matière de politique d’urbanisme commercial sur un territoire.

On distingue :

- les Schémas de développement commercial (sig. : SDC) mis en place à l’initiative de l’Etat dans chaque département depuis 2002 ;

- les schémas directeurs d’urbanisme commercial (sig. : SDUC) mis en place dans certaines villes ou agglomérations, à l’initiative des communes ou de leurs groupements intercommunaux, depuis 1991 pour les plus anciens.

SECTEUR (D’ACTIVITÉ)

Ensemble des entreprises exerçant la même activité principale, définie par référence à une nomenclature d’activités officielle.

SEGMENTATION

Démarche consistant à diviser un marché en différents segments de clientèles, classés selon leur intérêt stratégiques, à partir d’un choix de critères discriminants.

Ces critères peuvent être notamment :

- physiques (ex. : âge, sexe) ;

- géographiques (ex . : lieu de résidence, de travail, de loisir, de transit) ;

- sociaux et économiques (ex. : groupe social d’appartenance, situation familiale, culture, diplôme, activité, profession, qualification professionnelle, revenu) ;

- psychosociologiques (ex. : personnalité, attitudes, croyances, opinions, motivations, images, valeurs) ;

- comportementaux (ex. : mode de vie, style de vie).

- environnementaux (ex. : situation d’achat).

SEGMENT DE CLIENTÈLE

Ensemble de prospects présentant des comportements de consommation homogènes.

SEGMENT DE MARCHÉ

Ensemble de produits offerts sur un marché répondant à la demande de consommation d’un même segment de clientèle.

SENS DE CIRCULATION

Sens de visite d’un rayon de magasin, privilégié par la clientèle.

SÉRIE LIMITÉE

Produit présentant un attribut exceptionnel dans sa gamme, vendu en quantité ou sur une durée limitée.

SERVICE

ΠSERVICE

Syn. : secteur tertiaire.

Au sens large : secteur d’activité comprenant l’ensemble des entreprises fournissant des services contre paiement (syn. : services marchands – ex. : transport, administration, assurance) et des administrations publiques fournissant des services sans contrepartie de paiement direct (syn. : services non marchands - ex. : éducation, santé, police). Le secteur du commerce est inclus.

Au sens strict : secteur d’activité comprenant l’ensemble des entreprises de service immobilier (ex. : location immobilière, administration de biens), de service aux entreprises (ex. : conseil, publicité, sécurité, nettoyage) et de service aux particuliers (ex. : hôtellerie, restauration). Le secteur du commerce est exclu.

 SERVICE

Produit intangible. Par opposition à bien.

SERVICE À DISTANCE

Service fourni à travers les moyens de télécommunication. Ex. : réservation de billets de spectacles sur un site Internet, consultation de l’état d’un compte courant au moyen d’un serveur vocal interactif.

SERVICE ANNEXE À LA VENTE

Syn. : service client.

Outil de gestion de la relation client. Ensemble des services fournis par un commerce à titre onéreux ou gratuit à ses clients, en accompagnement de la vente.

On distingue :

- les services d’accès au magasin (ex. : horaires d’ouverture, mise à disposition de navettes de transport, mise à disposition d’un parc de stationnement, prise en charge partielle du coût du stationnement, service voiturier, signalétique) ;

- les services de commodité dans le magasin (ex. : cabine d’essayage, caisses rapides, démonstration de produit, distributeur automatique de billets de banque, distributeur automatique de boissons, distribution de sacs et de matériel d’emballage, essai gratuit, garderie, information sur le lieu de vente, jeux pour enfants, prêt de paniers et de chariots, salle d’attente, salle de repos, sanitaires, service de consignes, services financiers) ;

- les Services après vente (sig. : SAV – syn. : service consommateur), liés à l’usage des produits (ex. : garantie complémentaire, livraison, mise à disposition de véhicule de courtoisie, service d’installation, d’entretien et de réparation, service d’information, de conseil et d’assistance, service réclamation, service d’échange d’article, service de retouche).

SERVUCTION

Néologisme formé en 1987 par les économistes Eric Langeart et Pierre Eiglier à partir de service et production, pour exprimer l’idée selon laquelle un service est créé en même temps qu’il est consommé et, incidemment, que sa fabrication se distingue de celle d’un produit, en intégrant nécessairement la participation du consommateur.

SEUIL D’APPARITION

Syn. : seuil de marché, seuil de population.

Zone de chalandise minimale nécessaire à la viabilité d’un commerce.

SEUIL DE RENTABILITÉ

Sig. : SR.

Syn. : chiffre d’affaires critique, point critique, point mort, seuil de marché.

Niveau minimum de chiffre d’affaires permettant à un commerce de couvrir ses charges d’exploitation.  On mesure le seuil de rentabilité d’un commerce en divisant le produit de son chiffre d’affaires hors taxes et de ses coûts fixes, par sa marge sur coûts variables.

SEUIL DE REVENTE À PERTE

Syn. : SRP.

En France, prix égal au triple net, en deçà duquel la revente au détail d’un produit est interdite.

SIGNALÉTIQUE

Syn. : signalisation.

Ensemble des signes visuels destinés à orienter et à informer le client d’un magasin.

On distingue :

- la signalétique d’approche (ex. : panneau avancé) ;

- la signalétique d’abord (ex. : totem, enseigne extérieure) ;

- la signalétique  intérieure (ex. : fléchage d’un rayon).

La signalétique constitue un des facteurs de commercialité d’un emplacement marchand.

SIGNES DE RALLIEMENT

Signes de reconnaissance communs à un ensemble de magasins appartenant à un même réseau de distribution. Ex. : enseigne, assortiment, plan de marchandisage, uniforme des employés.

SITE MARCHAND

ΠSITE MARCHAND

Synonyme d’emplacement marchand. 

 SITE MARCHAND

Syn. : boutique électronique, boutique virtuelle, magasin virtuel.

Forme de canal de distribution. Site Internet permettant d’effectuer des transactions. Par distinction avec site vitrine.

SOLDES

Technique de promotion des ventes. Vente à prix réduit, annoncée par publicité, visant à accélérer l’écoulement d’un stock.

Les soldes sont

SYSTÈME D’INFORMATION MERCATIQUE

Sig. : SIM.

Logiciel de collecte, de traitement et d’analyse de base de données relatives à l’environnement (notamment économique, politique, juridique, fiscal et social) d’une entreprise, servant à la définition et à l’ajustement de sa politique mercatique.

SYSTÈME D’INFORMATION GÉOGRAPHIQUE

Sig. : SIG.

Logiciel de collecte, de traitement, d’analyse et de représentation cartographique de bases de données géographiques. Les SIG sont utilisés notamment en géomercatique.

TAILLE (D’ENTREPRISE)

Caractérisation d’une entreprise en fonction du nombre de ses salariés.

On distingue :

- la micro entreprise qui ne compte aucun salarié ;

- la Très petite entreprise (sig. : TPE), qui compte de 1 à 20 salariés ;

- la petite et moyenne entreprise (sig. : PME), qui compte de 20 à 250 salariés en Europe et de 20 à 499 salariés au Canada ;

- la Grande entreprise (sig. : GE), qui compte un minimum de 250 salariés en Europe et un minimum de 500 salariés au Canada.

En France, 95 % des entreprises du commerce de détail comptent moins de 10 salariés (sources Insee 2005).

TAUX DE CAPITALISATION

Abr. : taux de cap.

Indicateur de performance d’un investissement immobilier. Rapport entre le revenu net annuel d’un bien immobilier et sa valeur.

TAUX DE CIRCULATION

Indicateur de couverture publicitaire d’un journal de presse, égal au rapport en % entre son lectorat et son tirage.

TAUX DE DIFFUSION

Indicateur de couverture de marché. Rapport, exprimé en ‰, entre le nombre de consommateurs d’un produit sur un territoire, et la population totale d’un territoire.

TAUX D’EFFORT

Pour un commerce : rapport en % entre le montant annuel de loyer de son bail commercial et son chiffre d’affaires. Le taux d’effort supportable par un commerce croît en fonction de sa marge commerciale.

TAUX DE FIDÉLITÉ

Syn. : taux de réachat, taux de conservation.

Indicateur de fidélité de la clientèle à un commerce. Rapport en % entre le nombre de clients actifs et le nombre total de clients d’un commerce, pendant une période déterminée.

TAUX DE MARGE

Indicateur de la politique de prix d’une entreprise commerciale. Rapport en % entre la marge commerciale réalisée sur la vente d’un produit et son coût de revient.

TAUX DE MARQUE

Indicateur de la politique de prix d’une entreprise commerciale. Rapport en % entre la marge commerciale réalisée sur la vente d’un produit et son prix de vente hors taxes.

TAUX DE NOURRITURE (D’UN MAGASIN)

Syn. : taux de rétention.

Indicateur de fidélité de la clientèle à un magasin. Rapport en % entre les achats d’un type de produit réalisés par un client dans un magasin et le total des achats réalisés par ce client pour ce type de produit, pendant une période déterminée.

TAUX D’ENSEIGNES NATIONALES

Indicateur de concentration du commerce organisé dans un ensemble commercial. Rapport en % entre le nombre de points de vente appartenant à un réseau de distribution et le nombre total de points de vente, sur un lieu marchand. Ex. : en France, le taux d’enseignes nationales dans le centre des villes de plus de 50.000 habitants s’élève en moyenne à 30 % (sources Procos 2008).

TAUX DE PÉNÉTRATION

Œ TAUX DE PÉNÉTRATION

Syn. : taux d’attraction.

Indicateur de couverture de marché. Rapport en % entre le nombre de clients d’un point de vente et la population de sa zone de chalandise.

 TAUX DE PÉNÉTRATION

Syn. : taux d’affinité.

Indicateur de couverture publicitaire. Rapport en % entre le nombre de personnes touchées et le nombre de personnes visées par un message publicitaire.

TAUX D’ÉQUIPEMENT

Indicateur de couverture de marché. Part en % des personnes équipées d’un type de bien durable, dans la population totale d’un territoire. Ex. : 2,1 % des ménages français sont équipés d’une caravane et 95 % sont équipés d’un téléviseur (sources Insee 2006).

TAUX DE RENDEMENT INTERNE

Sig. : TRI.

Syn. : taux actuariel, taux interne de rentabilité, taux de rentabilité interne, taux interne de rendement.

Indicateur de rentabilité d’un investissement. Taux d’actualisation pour lequel la valeur actuelle nette d’un investissement est nulle (l’investissement coûte autant qu’il rapporte). Un projet d’investissement est rentable si son TRI est supérieur à son taux de rentabilité attendu.

TAUX DE RENOUVELLEMENT

Indicateur du degré de maturité du marché d’un bien durable. Rapport en % entre le nombre d’achats de renouvellement et le nombre d’achats de premier équipement d’un bien durable.

Par convention, le marché d’un bien durable est qualifié :

- de marché de premier équipement, lorsque son taux de renouvellement est inférieur à 50 % ;

- de marché de renouvellement, lorsque son taux de renouvellement est supérieur à 50 %.

TAUX DE RETOUR SUR INVESTISSEMENT

Indicateur de rentabilité d’un investissement. Rapport en % entre la somme actualisée des flux nets de trésorerie d’un investissement et le montant de capital initial investi.

TAUX DE RUPTURE LINÉAIRE

Rapport en % entre la durée d’indisponibilité d’une référence de produit en rayon d’un magasin et la durée d’ouverture de ce magasin.

Le taux de service mesure, à l’inverse, le rapport en % entre la durée de disponibilité d’une référence de produit en rayon d’un magasin et la durée d’ouverture du magasin.

TAUX DE TRANSFORMATION

Syn. : taux de conversion.

Indicateur d’attraction d’un commerce. Rapport en % entre le nombre de clients effectifs et le nombre de visiteurs d’un magasin, pendant une période déterminée.

TAUX DE VACANCE COMMERCIALE

Rapport en % entre le nombre de locaux commerciaux vacants et le nombre total de locaux commerciaux présents dans un ensemble commercial.

Par convention, un taux de vacance inférieur à 7  % traduit un phénomène de vacance conjoncturelle ; un taux de vacance supérieur à 7 % traduit un phénomène de vacance structurelle.

TAUX D’ÉVASION COMMERCIALE

Indicateur d’attraction marchande d’un territoire. Rapport en % entre l’évasion commerciale et le marché théorique d’un territoire. Par distinction avec le taux d’invasion commerciale.

TAUX D’INTÉRÊT CAPÉ

Taux d’intérêt révisable jusqu’à un plafond déterminé, appelé cap.

TAUX D’INTÉRÊT FIXE

Taux d’intérêt restant inchangé pendant la période d’un prêt. Par distinction avec taux d’intérêt révisable.

TAUX D’INTÉRÊT NOMINAL

Taux d’intérêt exprimé en monnaie courante. Par distinction avec taux d’intérêt réel.

TAUX D’INTÉRÊT RÉEL

Taux d’intérêt exprimé en tenant compte de l’inflation. Par distinction avec taux d’intérêt nominal.

TAUX D’INTÉRÊT RÉVISABLE

Syn. : taux d’intérêt variable.

Taux d’intérêt variable en fonction des évolutions d’un indice déterminé. Par distinction avec taux d’intérêt fixe.

TAUX D’INVASION COMMERCIALE

Indicateur d’attraction marchande d’un territoire. Rapport en % entre l’invasion commerciale et le marché théorique d’un territoire. Par distinction avec le taux d’évasion commerciale.

TAUX D’OCCUPATION

Rapport en % entre le nombre de places occupées et le nombre de places offertes par un établissement de service (fauteuil pour un cinéma, table pour un restaurant, chambre pour un hôtel), pendant une période déterminée.

TAUX D’OUVERTURE

Indicateur de couverture publicitaire. Rapport en % entre le nombre de lecteurs effectifs et le nombre de destinataires d’une campagne de publipostage.

TAXE D’AIDE AU COMMERCE ET À L’ARTISANAT

Acr. : TACA.

En France, impôt supporté par les établissements commerciaux de plus de 400 m², destiné à financer différentes formes d’aides au petit commerce (ex. : fonds d’intervention pour les services, l’artisanat et le commerce, aides au départ).

TEMPS D’ACHAT

Temps passé par un client dans un rayon de magasin pour choisir une référence de produit.

En France, le temps d’achat d’un produit de grande consommation dans une grande surface alimentaire s’élève en moyenne à 53 secondes, selon l’Information ressources Inc. (sig. : IRI).

TENSION MARCHANDE

Commercialité d’un lieu marchand résultant de sa localisation entre deux locomotives commerciales complémentaires.

TERRITOIRE DE MARQUE

Secteur d’activité dans lequel une marque est reconnue par le consommateur.

TÊTE DE GONDOLE

Extrémité d’une gondole, réservée généralement à la promotion des ventes d’un produit.

TÊTE DE GROUPE

Syn. : maison-mère, société-mère.

Entreprise contrôlant financièrement une ou plusieurs autres entreprises.

TÊTE DE RÉSEAU

Dans le cas du commerce associé : entreprise de distribution liée par un contrat de distribution à un ensemble d’entreprises de commerce de détail.

Dans le cas du commerce intégré : entreprise contrôlant financièrement un réseau de distribution.

THÉORIE DE LA CONGRUENCE

Théorie formalisée en 1955, par les psychologues américains C. E. Osgood et P.H. Tannenbaum, selon laquelle un individu confronté à deux idées contradictoires cherche à les accorder afin de réduire l’état de tension qui résulte de leur discordance. Ex. : un consommateur partagé entre le désir de grignoter une confiserie et l’idée qu’il est mauvais pour la santé de manger en dehors des repas, pourra céder à sa faim en s’accordant sur l’idée « que grignoter une fois de temps en temps ne peut pas faire de mal ».

THÉORIES DE LA CONSOMMATION

Ensemble de théories économiques visant à déterminer les facteurs qui influencent le comportement de consommation du consommateur.

THÉORIE DE LA DISSONANCE COGNITIVE

Théorie formalisée en 1957, par le psychosociologue américain Léon Festinger, selon laquelle, une personne confrontée à deux éléments de connaissances contradictoires ressent un état de tension qu’elle cherchera à réduire, soit en ignorant (y compris de mauvaise foi) l’un de ces éléments de connaissance, soit en modifiant son attitude. Par exemple, un client peut ressentir un état de dissonance cognitive lorsque sa perception d’un produit entre en contradiction avec la présentation qui en est faite par un vendeur. Il cherchera à réduire l’écart entre ces deux informations soit en restant convaincu du bien fondé de son attitude à l’égard du produit et en ignorant le discours du vendeur, soit en acceptant le discours du vendeur et en modifiant son attitude initiale à l’égard du produit.

THÉORIE DE LA ROUE DE LA DISTRIBUTION

Modèle d’analyse de l’évolution du commerce de détail formalisé en 1958, par l’économiste américain Malcom McNair, selon lequel :

- une nouvelle forme de vente apparaît sur un marché dès lors qu’elle est mesure de proposer des prix plus bas que ses concurrents ;

- en l’absence de barrière à l’entrée sur son marché, cette forme de vente ne peut pas conserver durablement son avantage concurrentiel car elle est rapidement imitée par de nouveaux concurrents ;

- pour se maintenir sur son marché, celle-ci est contrainte, non pas de baisser ses prix, déjà au plus bas, mais de développer une politique de différenciation qualitative (ex. : embellissement des magasins, développement de services annexes à la vente) qui engendre de nouveaux coûts pesant sur ses marges et, finalement, sur ses prix, au point de remettre en cause son avantage concurrentiel initial ;

- un marché se crée alors pour une nouvelle forme de vente plus compétitive ;

- un nouveau cycle s’enclenche.

THÉORIE DES BESOINS INTERPERSONNELS

Théorie formalisée en 1958, par le psychologue américain William Schultz, selon laquelle la plupart des relations entre humains sont motivées par la combinaison de trois types de besoins, dans des proportions variables selon chaque individu :

- un besoin d’inclusion (être intégré dans un groupe) ;

- un besoin de contrôle (détenir un pouvoir, influencer autrui) ;

- un besoin d’affection (aimer et être aimé d’autrui).

Cette théorie trouve des applications notamment dans la conduite d’entretiens de vente.

THÉORIE DES LIEUX CENTRAUX

Modèle d’analyse spatiale formalisé en 1933, par le géographe allemand W. Christaller, selon lequel le maillage commercial d’un territoire dépend de la portée et du seuil de rentabilité de chaque point de vente.

TICKET D’ENTRÉE

Œ TICKET D’ENTRÉE

Ensemble des coûts supportés par une entreprise commerciale pour s’installer sur un marché (ex. : frais d’établissement, droit d’entrée).

 TICKET D’ENTRÉE

Somme exigée par un distributeur à un fournisseur pour référencer ses produits. La perception d’un ticket d’entrée sans véritables contreparties commerciales peut constituer un délit de concurrence déloyale.

TICKET DE CAISSE

Syn. : note, souche.

Document remis par un commerçant de détail à un client après la réalisation d’une transaction. Un ticket de caisse doit porter les mentions suivantes :

- nom et adresse du magasin ;

- date de la transaction ;

- décompte détaillé en quantité et en prix de chaque bien ou service vendu ;

- montant total TTC de la transaction.

La remise d’un ticket de caisse est obligatoire au-delà d’un certain montant de transaction (15,24 € en France), ou lorsque le client en fait la demande, quel que soit le montant de la transaction.

TISSU COMMERCIAL

Caractérisation de l’armature commerciale d’un territoire, à travers son maillage.

TOCEMA

Acronyme de l’expression anglo-saxonne « Town center management » (gestion de centre ville). Label européen de promotion des communes engagées dans une démarche de gestion de centre ville.

TRIBUNAL DE COMMERCE

Juridiction chargée de juger les litiges entre commerçants ou liés à des actes de commerces.

En Belgique : les juges des tribunaux de commerce sont des professionnels nommés par le Roi. En France, il s’agit de non professionnels élus par des commerçants.

TRIPLE NET

Prix de vente unitaire d’un produit, majoré de son coût de transport et des taxes sur ses ventes (ex. : taxe sur la valeur ajoutée), déduction faite de réductions de prix et d’autres avantages financiers.

3 R

Sigle de rabais, remise, ristourne. Ensemble des formes de réduction de prix.

UNITÉ COMMERCIALE

Magasin physique, ou virtuel, où un client peut accéder à une offre de biens.

UNITÉ DE CONSOMMATION

Sig. : UC.

Système de pondération permettant d’effectuer des comparaisons de revenus entre ménages de taille et de composition différentes.

Les coefficients suivants sont couramment appliqués en Europe :

-1 UC pour le premier adulte du ménage ;

- 0,5 UC pour chaque autre personne de 14 ans et plus ;

- 0,3 UC pour chaque enfant de moins de 14 ans.

Par exemple, un couple avec deux enfants en bas âge représente 2,1 unités de consommation (1 + 0,5 + 0,3 + 0,3 = 2,1).

UNIVERS DE PRODUITS

Syn. : univers de consommation.

Magasin ou rayon proposant un ensemble d’articles issus de plusieurs familles de produits, réunis autour d’un thème. Ex. : un rayon apéritif proposera des biscuits salés, des alcools et des articles d’art ménager (plateau, verres, bac à glaçon).

URBANISME COMMERCIAL

Ensemble des règles, définies par l’administration publique, visant à optimiser l’organisation de l’appareil commercial d’un territoire. Ces règles concernent en particulier les exigences en matière d’aménagement du territoire, la protection de l’environnement, la qualité de l'urbanisme et le maintien d’un équilibre entre les différents formats de vente.

Elles reposent principalement sur :

-la définition de seuils de surfaces de vente, au-delà desquels, l’exploitation d’un nouveau magasin peut être soumise à une autorisation administrative (ex. : 1.000 m2 en France, 400 m2 en Belgique).

- la définition de zones de territoire où l’implantation d’activités commerciales est autorisée, limitée, voire interdite.

USAGER

Consommateur d’un service.

USINE À VENDRE

Expression péjorative désignant un magasin de grande surface de vente en discompte.

UTILITÉ

Mesure économique de la satisfaction du consommateur.

VACANCE COMMERCIALE

Situation d’un local commercial inoccupé.

On distingue :

- la vacance conjoncturelle : local inexploité pendant une courte période (en raison par exemple de travaux ou d’un changement de propriétaire) ;

- la vacance structurelle : local inexploité pendant une longue période (en raison par exemple d’une perte durable de commercialité).

VALEUR ACTUELLE NETTE

Système international d’unités. : VAN.

Syn. : valeur actualisée nette.

Indicateur de mesure de la rentabilité d’un investissement. Différence entre la somme actualisée des flux nets de trésorerie engendrés par un investissement et le coût initial de cet investissement. Un investissement est rentable si sa VAN est positive.

VALEUR À VIE

Ang. : life time value.

Somme actualisée de l’ensemble des achats potentiels d’un client fidèle, durant son cycle de vie.

VALEUR ÉCONOMIQUE

Disposition d’un bien à être échangé, déterminée par son utilité et par sa rareté.

VALEUR LOCATIVE (D’UN LOCAL COMMERCIAL)

Valeur d’un local commercial, définie en fonction des revenus locatifs qu’il est susceptible de produire au cours d’une année.

Le cas échéant, certains professionnels de l’immobilier commercial intègrent au calcul de la valeur locative d’un local commercial, l’incidence du droit d’entrée (pas de porte ou droit au bail). La valeur locative d’un local commercial est alors calculée par la formule VL = (loyer annuel) + (montant du droit d’entrée /10), où le droit d’entrée est considéré être amorti pendant une période de 10 ans.

En outre, pour permettre des comparaisons entre différents biens offerts sur différents marchés, la valeur locative d’un local est parfois rapportée à sa surface pondérée.

Ex. : la valeur locative d’un local commercial d’une surface commerciale utile de 150 m2, pondérée à 100 m2, loué 15.000 € par an, avec un droit au bail de 50.000 €, s’élève à : [(15.000 €) + (50.000 €/10)]/100 m2 = 200 €/m2/an.

VALEUR VÉNALE

Syn. : valeur marchande.

Prix de cession d’un bien immobilier, sur un marché.

VENDEUR

Syn. : conseiller de clientèle, chargé de clientèle.

Employé de commerce chargé de démarcher, d’accueillir, de conseiller et d’entraîner une clientèle à l’achat.

Un vendeur peut exercer son activité en magasin, à distance (télévendeur) ou en porte-à-porte (colporteur). Le vendeur en magasin est en outre chargé de diverses tâches annexes à la vente (ex. : réception de marchandises, mise en rayon, étiquetage, animation commerciale, encaissement des achats, entretien du magasin).

VENTE

ΠVENTE

En économie, cession d’un bien ou d’une prestation de service contre paiement.

 VENTE

En comptabilité, compte de produits de l’entreprise.

VENTE À DISTANCE

Sig. : VAD.

Forme de vente réalisée sans la présence physique de l’acheteur et du vendeur, où les opérations de commande et de paiement sont réalisées par l’intermédiaire de moyens de communication à distance (ex. : courrier, télécopie, téléphone, Internet).

La vente à distance regroupe la vente par correspondance et la télévente.

VENTE À DOMICILE

Ensemble des techniques de vente directe, regroupant la vente en porte-à-porte, la vente en réunion et la vente multiniveau.

VENTE AU DÉTAIL

Vente au client final. Par distinction avec la vente en gros.

VENTE CROISÉE

Syn. : vente additionnelle, vente complémentaire.

Ang. : cross selling.

Technique de vente consistant à proposer à un client un produit complémentaire du produit principal qu’il demande. Ex. dans un salon de coiffure : offre d’un soin capillaire en complément d’une coupe de cheveux.

VENTE DIRECTE

ΠVENTE DIRECTE

Syn. : canal de distribution ultra-court.

Vente réalisée directement entre un producteur et un client final.

 VENTE DIRECTE

Vente effectuée en présence physique du vendeur et de l’acheteur. Par distinction avec la vente à distance.

Ž VENTE DIRECTE

Forme de vente ambulante consistant à démarcher physiquement des particuliers à leur domicile ou en tout lieu assimilé à leur domicile, habituellement non destiné à la vente (ex. : lieu de travail, car d’excursion, hall de restaurant d’entreprise). 

La vente directe regroupe :

- la vente en porte-à-porte ;

- la vente en réunion ;

- la vente en excursion ;

- la vente multiniveau.

VENTE ÉLECTRONIQUE

Forme de vente à distance où les transactions sont réalisées, soit en partie (commande, paiement et envoi de facture), soit en totalité (commande, paiement, envoi de facture et livraison du contenu) par des moyens électroniques (ex. : téléphone mobile, Internet).

VENTE EN CONSIGNATION

Vente effectuée par un commerçant dans le cadre d’un contrat de dépôt.

VENTE EN DISCOMPTE

Ang. : discount selling.

Technique de vente consistant à offrir un assortiment de produits à des prix bas afin d’en accélérer la rotation des stocks, le volume élevé des ventes compensant la faiblesse des marges unitaires. Par opposition à vente traditionnelle.

VENTE EN ÉTAT FUTUR D’ACHÈVEMENT

Acr. : VÉFA.

Syn. : vente sur plan.

Vente d’un bien immobilier neuf avant l’achèvement de sa construction. L’acquéreur devient immédiatement propriétaire du sol ainsi que du bien immobilier, au fur et à mesure de l’avancement des travaux.

VENTE EN LIBRE-SERVICE

Abr. : vente en LS.

Ang. : self-service.

Technique de vente consistant à offrir au client des marchandises en libre accès dans un magasin. La formule est apparue en 1912, aux Etats-Unis, dans un magasin d’épicerie de la société Alpha Beta.

On distingue :

- La vente en libre-service intégral : le client choisit ses produits en l’absence de vendeur et paie ses achats en caisse à la sortie du magasin ;

- le libre service assisté (syn. : vente en libre sélection, vente en libre choix, vente en présélection, vente visuelle) : le client choisit librement ses produits et peut, au besoin, faire appel à un vendeur pour une information ou un conseil. Il paie ses achats aux caisses réparties sur l’ensemble de la surface de vente du magasin.

VENTE EN LIGNE

Forme de vente électronique effectuée sur Internet.

VENTE EN LIQUIDATION

Syn. : déstockage massif.

Forme de vente réglementée consistant pour un commerce, à offrir des produits à prix réduits, afin d’en accélérer l’écoulement du stock en raison, soit :

- d’une cessation d’activité ou d’un changement de propriétaire ;

- d’une suspension saisonnière d’activité ;

- d’un changement d’activité ;

- d’un transfert de magasin ou de toute autre modification substantielle des conditions d’exploitation (ex. : travaux d’agrandissement).

VENTE EN MAXIDISCOMPTE

Ang. : hard discount.

Méthode de vente reposant sur l’application systématique des techniques de vente en discompte : compression maximale des charges d’exploitation, stratégie de prix les plus bas.

VENTE EN PORTE-À-PORTE

Technique de vente directe consistant pour un vendeur à démarcher des clients à leur domicile.

VENTE EN RÉUNION

Ang. : vente en home party.

Technique de vente directe consistant à démarcher des clients à leur domicile, lors de réunions spécialement organisées dans ce but.

La formule est inventée en 1937, aux Etats-Unis, par l’un des vendeurs de l’entreprise Stanley Home Products, alors spécialisée dans la fabrication et la vente en porte-à-porte de produits d’entretiens ménagers.

VENTE EN SOUSCRIPTION

Prévente d’un produit, permettant de financer sa production.

VENTE EN TOURNÉE

Forme de vente ambulante suivant un parcours prédéfini.

VENTE FORCÉE

Pratique délictueuse consistant à vendre un produit à un client en abusant de sa faiblesse ou de son ignorance, en le soumettant à une contrainte.

VENTE GROUPÉE

Syn. : offre groupée.

Offre de produits vendus par lot. Ex. : offre d’un téléphone mobile avec abonnement.

VENTE HORS MAGASIN

Ensemble de formes de vente regroupant la vente à distance, la vente ambulante, la vente automatique et la vente directe.

VENTE INDIRECTE

Vente d’un produit par une entreprise autre que celle qui l’a fabriqué.

VENTE INDUITE

Vente d’un produit complémentaire engendrée par la vente d’un produit principal. Ex. : la vente de casques est induite par la vente de deux roues motorisées.

VENTE JUMELÉE

Syn. : vente couplée, vente liée.

Technique de promotion des ventes consistant à offrir un lot de produits complémentaires, avec une réduction de prix. Ex. : vente d’un flacon de shampoing avec un flacon d’après-shampoing.

VENTE MULTINIVEAU

Syn. : vente à paliers multiples, vente à plusieurs niveaux, vente de personne à personne, vente par réseau.

Ang. : Multilevel marketing (sig. : MLM).

Forme de vente directe consistant à démarcher des clients et à recruter parmi eux de nouveaux vendeurs. La vente multiniveau ne doit pas être confondue avec la vente pyramidale.

VENTE PAR CAMION MAGASIN

Forme de vente ambulante exercée depuis un camion spécialement aménagé, effectuant des tournées annoncées par publipostage (ex. : camion magasin de bricolage), par pancartes (ex. : camion magasin de literie), ou par haut-parleur (ex. : camion magasin de fruits et légumes).

VENTE PAR CATALOGUE

Forme de vente par correspondance consistant à proposer un assortiment de produits via un catalogue.

VENTE PAR CORRESPONDANCE

Sig. : VPC.

Forme de vente à distance consistant à proposer un assortiment de produits via divers documents publicitaires adressés ou non (ex. : catalogue, publipostage, asile colis, encart de presse).

La formule a été inventée en 1872, aux États-Unis par le commerçant Aaron Montgomery Ward.

VENTE PAR TÉLÉPHONE

Forme de vente à distance exercée par démarchage téléphonique.

VENTE PERSONNALISÉE

Syn. : vente douce.

Technique de vente dépourvue de pression sur le client. Par opposition à vente agressive.

VENTE PRIVÉE

Technique de promotion des ventes consistant à offrir temporairement une offre à bas prix, à un nombre limité de clients, sur invitation, par adhésion ou par parrainage.

Les ventes privées sont notamment organisées pour :

- écouler les stocks (ex. : site marchand de vente privée) ;

- promouvoir un produit en phase de lancement auprès de prescripteurs;

- gratifier une clientèle fidèle.

VENTE PYRAMIDALE

Syn. : vente en boule de neige, vente en pyramide, vente par dénoyautage.

Forme de vente illégale reposant sur la constitution d’une chaîne de revendeurs d’un produit, où il est fait espérer à chaque maillon, contre le versement d’un droit d’entrée, un avantage financier subordonné au recrutement d’autres revendeurs.

VENTE SAUVAGE

Syn. : vente à la sauvette, vente sous le manteau.

Délit consistant à exercer une activité de vente sur le domaine public, sans autorisation administrative.

VENTE RÉGLEMENTÉE

Vente soumise à une réglementation spécifique visant à garantir l’exercice d’une concurrence loyale entre les commerçants et à garantir la protection du consommateur. Ex. : vente à distance, soldes, vente au déballage, vente en liquidation, vente à domicile, vente en magasins d’usine.

VENTE TRADITIONNELLE

ΠVENTE TRADITIONNELLE

Technique de vente consistant à offrir un assortiment de produits à des prix élevés, les fortes marges unitaires compensant la faiblesse du volume des ventes. Par opposition à vente discompte.

 VENTE TRADITIONNELLE

Synonyme de vente assistée.

VIS-À-VIS MARCHAND

Linéaires marchands disposés face à face.

VISIBILITÉ

Disposition d’un lieu marchand (ou d’un produit ou d’un message publicitaire) à être vue d’un chaland. La visibilité constitue un des facteurs de commercialité d’un emplacement marchand.

VISITE

Entrée d’un client dans un magasin ou connexion d’un internaute à un site marchand. Une visite ne se traduit pas nécessairement par un achat.

VISITEUR

ΠVISITEUR

Personne qui entre dans un point de vente. Un visiteur n’est pas nécessairement un consommateur, ni même un client.

 VISITEUR

Personne qui se connecte sur un site Internet.

VITRINE

Œ VITRINE D’EXPOSITION

Meuble de présentation destiné à protéger des produits de la température ambiante, des manipulations ou du vol. Dans le cas des denrées alimentaires, on distingue :

- les vitrines réfrigérées ;

- les vitrines à chaleur sèche (ex. : vitrine équipée de résistance électrique) ;

- les vitrines à chaleur humide (ex. : vitrine chauffante à bain-marie).

 VITRINE DE DEVANTURE

Étalage aménagé en devanture de magasin, derrière une vitre.

On distingue :

- la vitrine fermée : vitrine compartimentée, séparée de l’espace intérieur du magasin ;

- la vitrine ouverte : vitrine sans fond, ouvrant sur l’espace intérieur du magasin ;

- la vitrine galerie : vitrine aménagée de part et d’autre d’un petit mail conduisant à l’espace de vente d’un magasin ;

- la vitrine interactive : vitrine équipée d’une borne d’information interactive.

ZONE CHAUDE

Zone d’un lieu marchand naturellement la plus fréquentée par la clientèle. Par distinction avec zone froide.

ZONE DE CHALANDISE

Syn. : aire de chalandise, aire (ou zone) d’attraction commerciale, aire (ou zone) de marché, aire (ou zone d’influence commerciale).

Aire géographique dont provient, par convention, 90 % de la clientèle d’un lieu marchand, le solde des 10 % représentant la clientèle hors zone.

On distingue :

- la zone de chalandise potentielle (syn. : zone de chalandise théorique) : aire géographique où réside la clientèle potentielle d’un lieu marchand, estimée par extrapolation de la zone de chalandise d’autres lieux marchands comparables ou à l’aide de modèles d’analyse spatiale ;

- la zone de chalandise effective : aire géographique dont provient la clientèle effective d’un lieu marchand, estimée à partir de l’exploitation des données d’adresse des clients.

Une zone de chalandise peut-être segmentée en plusieurs sous-zones de chalandise.

ZONE D’EXCLUSIVITÉ

Zone de marché couverte par une clause d’exclusivité.

ZONE FROIDE

Zone d’un lieu marchand naturellement la moins fréquentée par la clientèle. Par distinction avec une zone chaude. Les techniques de marchandisage visent à transformer les zones froides en zones chaudes. Ex. : les rayons de produits frais d’un hypermarché, qui constituent le principal motif de visite de ce type de magasin, sont généralement situés dans la zone la plus éloignée de l’entrée.

ZONE LARGE

Ensemble des sous-zones de chalandise primaires et secondaires d’un point de vente. Par distinction avec zone restreinte.

ZONE PARTAGÉE

Territoire situé à l’intersection des zones de chalandise de deux lieux marchands en concurrence.

ZONE RESTREINTE

Sous-zone de 

Sous-zone de chalandise primaire d’un point de vente. Par distinction avec zone large.